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EST-OUEST : La diagonale de la tradition horlogère

L'hommage d'un talentueux futur maître-horloger japonais au vieux maître de la vallée de Joux : Hajime Asaoka chez Philippe Dufour.

Deux générations de "machinateurs" autour d'une même passion pour les beaux-arts de la montre mécanique : un grand moment et un régal pour les amateurs !

 

 

[private]••• Dans la tradition japonaise, on honore les "trésors vivants". En Suisse, on les ignore – pour mieux les encenser quand ils sont morts, et encore ! Autant dire que Philippe Dufour a quelques années devant lui pour trouver dans son propre pays – sinon dans sa propre vallée de Joux – la reconnaissance qu'il mérite : il est tout de même insensé que l'horloger suisse le plus réputé auprès des collectionneurs du monde entier soit aussi le moins reconnu des institutions horlogères. Pourtant, que de connaissances il aurait à transmettre aux nouvelles générations ! C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il faut suivre de près une initiative comme "Le Garde-Temps, naissance d'une montre", développée conjointement par Greubel Forsey et Philippe Dufour autour de la création d'une montre dans le plus strict respect de la tradition mécanique et du savoir-faire horloger : une sorte d'académie permanente des beaux-arts des objets du temps (Le Garde-Temps).

••• En tout cas, la relève de ces horlogers "méchaniciens" indépendants – aussi créatifs que soucieux d'honorer et de transmettre cinq siècles d'héritage – semble assurée au Japon, où Hajime Asaoka commence à se tailler une appréciable réputation chez les amateurs de montres classiques aussi peu "commerciales" que possible. Ce jeune horloger autodidacte devrait prochainement intégrer l'AHCI (Académie horlogère des créateurs indépendants), où il retrouvera ses pairs. Il n'est plus question ici de marques, ou de marketing, mais de montres et de créations horlogères : Hajime Asaoka fait tout lui-même, à la main, avec ses propres outils. On comprend son intérêt pour l'atelier de Philippe Dufour et pour des "machines" qui ont permis de réaliser quelques-unes des montres les plus appréciées des grands amateurs, qui se les disputent sur liste d'attente...

••• "Trésor vivant", Philippe Dufour l'est à plusieurs titres pour les Japonais. Un souvenir personnel : c'est sous un portrait de Philippe Dufour (une simple photo) que travaillent les horlogers de l'atelier des hautes complications chez... Seiko, dans les établissements de Nagano. Le seul assistant actuel de Philippe Dufour est son "élève" japonais (on le distingue sur la photo en haut de page, derrière Philippe Dufour qui examine de près la nouvelle montre de Hajime Asaoka). Quoi de plus normal, donc, que les jeunes padawan japonais viennent au Solliat, en vallée de Joux, rendre hommage à leur Maître Jedi ? La langue n'est jamais une barrière entre créateurs horlogers : peu importe que Hajime Asaoka ne parle quasiment que le japonais et que Philippe Dufour ne s'exprime qu'en combier plus vrai que nature, l'essentiel est qu'ils se comprennent !

••• Le respect mutuel est évident. Surtout quand Philippe Dufour découvre que Hajime Asaoka est un autodidacte intégral, qui n'a jamais suivi le moindre cursus horloger : le jeune horloger japonais avoue qu'il a appris l'horlogerie... dans les livres de George Daniels. Son nouveau mouvement mécanique, doté d'un balancier géant en titane, témoigne cependant d'une grande maturité en même temps que d'une maîtrise certaine de l'art horloger (présentation Business Montres du 6 août, image et vidéo ci-dessous). L'esthétique néo-classique de la montre a de quoi rassurer les collectionneurs japonais, qui considèrent maintenant Hajime Asaoka comme un "futur Philippe Dufour nippon" !

 ••• De telles rencontres sont de grands moments, à la fois dans l'espérance [on sent bien que le flambeau sera transmis d'une génération à l'autre, et même d'un continent à l'autre], mais aussi dans la désespérance : est-il normal qu'un Philippe Dufour ne dispose même pas d'un strapontin à la Fondation de la haute horlogerie ? Pas plus qu'un Hajime Asaoka,  dont on peut considérer, sans acidité polémique, qu'il y aurait une place légitime que bien des "marques" qui y cotisent... Est-il normal que, débouchant sur la fin de son parcours horloger, Philippe Dufour soit toujours seul, sans institution pour assurer la conservation de son atelier et de son savoir-faire à l'usage des futures générations ? Si on n'enseigne pas les tours de main d'un Philippe Dufour, si on ne les sanctuarise pas d'une manière ou d'autre, quel gâchis pour la culture horlogère !

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