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| 13 février 2007 - EXCLUSIF BUSINESS MONTRES : MONTBLANC + MINERVA : NAISSANCE D'UNE GRANDE AMBITION HORLOGÈRE | |||||||
Décision stratégique chez Richemont : la manufacture Minerva est affectée à Montblanc, pour devenir l’atelier de haute horlogerie de la marque.La manufacture et la marque Minerva ont été rachetés à l’automne 2006 par le groupe Richemont. Johan Rupert, qui disposait déjà d’une manufacture de pointe en haute horlogerie (Valfleurier), a finalement décidé d’offrir Minerva à Montblanc, pour en soutenir l’effort de montée en gamme horlogère. Le cadeau n’est pas mince. Si les 28 employés de Minerva ne produisent plus guère que 200 à 400 montres par an, toutes signées « Fait Main à Villeret », la manufacture de Villeret est avant tout un coffre-fort horloger riche de plusieurs mouvements : au moins deux mouvements automatiques et, surtout, deux chronographes roue à colonne de bonne taille, dont un monopoussoir (ci-contre), sans parler d’archives qui permettraient de retravailler très vite d’autres complications. On se souvient que Minerva a également produit, au cours de son histoire, des tourbillons, des montres à fuseaux horaires, des calendriers complets et une des plus étonnantes phases de lune jamais réalisées. Programme fixé Jean-Marc Pontroué, le directeur du très stratégique pôle horlogerie-joaillerie de Montblanc : créer l’équivalent à Villeret de l’« atelier artisan » qui réalise à Hambourg les pièces d’écriture en série limitée. La manufacture de Villeret, une fois remise à niveau (vaste chantier, certaines parties du bâtiment ayant encore leur patine du XIXe siècle), produirait pour Montblanc des petites séries de montres haut de gamme, facturées entre 30 000 et 200 000 euros, avec un prix moyen autour de 50 000 euros, avec un maximum de 500 montres par an, distribuées dans un réseau hyper-exclusif d’une trentaine de boutiques, dont 15 boutiques Montblanc. Seuls les mouvements de ces montres seraient signés Minerva. Cette remise à niveau se ferait en concertation avec une équipe de Valfleurier et une équipe du Locle, établissement qui conserverait son autonomie pour la production « industrielle » d’une centaine de milliers de montres par an. Nouveau centre de compétences, la manufacture Minerva, plutôt surdimensionnée pour cette production limitée, accueillerait en son sein une sorte de « pépinière » horlogère, destinée à favoriser l’éclosion de nouveaux talents créatifs chez les jeunes horlogers. On voit toute la crédibilité que Montblanc peut tirer de ce repositionnement horloger dans la haute mécanique de tradition. La montée en gamme s’annonce rapide et spectaculaire : comme dans tout stretching de marque, le danger sera de rendre cohérent le grand écart qui ne manquera pas d’être perçu entre des montres Montblanc facturées 1 500 euros (prix moyen actuel) et des pièces facturées vingt à cent fois plus cher. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, on fêtera en 2008 les 150 ans de la manufacture Minerva, fondée en 1858, à Villeret, par Charles-Yvan et Hippolyte Robert. Une bonne occasion pour Montblanc de capitaliser sur le patrimoine Minerva et de communiquer sur la nouvelle mission de cette manufacture. |
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| Un petit tour chez Montblanc... | |||||||
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