La lettre internationale des marchés horlogers
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18 février 2010 - TECHNOMARINE : Arrivée de la première montre travaillée par Vincent Perriard
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Opus 1
après quatre
petits mois
de gestation :
Vincent Perriard
vient de recevoir
la première série
de sa nouvelle
Cruise Sport.

Premières
impressions
post-natales :
pas mal du tout
pour une montre
travaillée dans l'urgence...







••• DESIGN APAISÉ ET LIGNES FLUIDIFIÉES

On peut au moins être sûrs que la nouvelle équipe de TechnoMarine ne succombera
à aucun baby blues après l’arrivée de ce premier fruit de quatre mois de cogitations, d’immersion dans la marque, de pression sur les créatifs et de gestation : pas le temps d’avoir des états d’âme à moins d’un mois de Bâle ! Pas même le temps de se pâmer d'admiration devant ce premier opus perriardi, qui porte en lui les grands principes du revamping total des collections.

• Au crayon pour cette Cruise Sport, proposée en deux tailles (40 et 45 mm) : Cédric Bellon, auquel Vincent Perriard avait déjà demandé de dessiner la C1 Quantum Gravity lors de l’épisode précédent (Concord). On sait que Cédric Bellon travaille également pour Bell & Ross : il fait donc le grand écart entre un über-tourbillon à un demi-million de francs suisses et une sportive chic à un demi-millier de ces mêmes francs suisses ! Pour être exact, 538 000 CHF d’un côté, 475 CHF de l’autre ! Ce qui implique des contraintes de design et de production très rigoureuses. Pas facile, mais le résultat acquis dans l’urgence – quatre mois entre le dessin et l’arrivée des pièces ! – est plutôt réussi...

• Cruise étant un des piliers, sinon la colonne vertébrale, des collections TechnoMarine, le cahier des charge était simple. De même que les Cruise avaient créé la rupture, en 1997 [si près, si loin pour une marque comme Technomarine !] lors des premières fusions combinaisons diamants-silicone, il fallait que les Cruise « perriardisées » fassent passer au plus vite le nouveau message de la marque : toujours du glamour, mais dans une interprétation plus contemporaine, avec de l’audace dans les couleurs et un traitement narquois des codes nautiques traditionnels de horlogerie.

• Au final, un chronographe (version trois-aiguilles en 40 mm) plutôt fusionnel, qui ne manque pas d’esprit par sa ligne et son concept « caméléon » (changement facile du bracelet silicone pour jongler avec les couleurs : blanc, fuschia, bleu, orange, vert ou noir). Noir furtif pour le reste (200 m d’étanchéité et mouvements à quartz Citizen). Les crans de la lunette ont été adoucis dans une logique de design apaisé et de lignes fluidifiées. Beau travail de style sur le cadran en « trompe-l’œil » (contraste blanc/noir ou couleurs du bracelet).

• On voit donc se dessiner le second chapitre de la vie de TechnoMarine, avec des montres à vivre, sportives chic sans excès, dotées d’une belle présence au poignet mais sans ostentation, et qui commencent à faire la différence pour leur rapport style/prix. On sait cependant que la vraie disruption reste à venir. Ce sera pour Baselworld...






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