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| 5 mars 2007 - RICHEMONT-RALPH LAUREN : NAISSANCE D'UNE NOUVELLE MARQUE DE LUXE DANS LES VITRINES HORLOGÈRES | |||||||
C'était dans l'air depuis quelques mois et quelques gros poissons étaient sur le coup de la licence montres de Ralph Lauren, notamment les groupes Swatch, Movado ou Timex.On avait même parlé de LVMH, mais le groupe de luxe français était trop concurrent de Ralph Lauren pour avoir ses chances. Un autre concurrent était en lice : Girard-Perregaux. On savait Ralph Lauren et Luigi Macaluso amis, et semblables amateurs de belles voitures, de belles maisons et de belles montres. Il semblerait cependant que Girard-Perregaux n'ait pas eu les dimensions requises pour donner aux montres Ralph Lauren l'impact international souhaité (ce qui renseigne, au passage, sur les grandes ambitions horlogères de la maison américaine)... C'est finalement Richemont qui a décroché la licence montres pour Ralph Lauren, la dernière grande marque de mode à ne pas tremper ses lèvres dans la soupe horlogère... On est même au-delà de la simple licence, puisque qu'une joint-venture va rassembler à 50-50 Richemont et Ralph Lauren pour une première collection annoncée au printemps 2008. Il semblerait que ce soit le lien naturel et amical qui s'est établi entre Johan Rupert (Richemont) et Ralph Lauren en personne qui ait fait la différence. De source américaine, on raconte que le style biennois de la famille Hayek n'était pas accordé au style patricien de la marque Ralph Lauren et de la stratégie tout-luxe de son fondateur... Esprit de la collection : du life style très haut de gamme, qui serait un peu dans l'esprit Panerai ou IWC (Portugaise), évidemment Swiss Made, avec des finitions très horlogères et des citations qui plaisent aux collectionneurs (cette fois, dans le goût Dior Chiffre Rouge). Prix moyen entre 2 000 et 20 000 euros. Les mouvements proviendraient de manufactures reconnues, sans doute choisies au sein du groupe Richemont ou sur ses marges... Cette absence de Ralph Lauren des vitrines horlogères était d'autant plus étrange que Ralph Lauren est lui-même un grand amateur et collectionneur de montres, assez cultivé pour ne pas se laisser tenter par une simple griffe sur un cadran et assez exigeant pour que ses montres deviennent des montres de luxe à part entière et des bijoux très haut de gamme. Cette stratégie de diversification horlogère de "Ralph Lauren by Richemont" permettra d'ailleurs à la marque américaine de consolider sa propre montée en gamme et le repositionnement dans le luxe opéré au cours de ces dernières années... BUSINESS MONTRES Comme le dossier a été piloté en interne par une des marques du groupe, je ne serai pas étonné que la nouvelle marque Polo Ralph Lauren Watch and Jewelry Company fasse développer quelques complications par la manufacture de cette marque, éventuellement par l'intermédiaire de Valfleurier, selon la bonne vieille stratégie de l'"incubateur" qui est la règle chez Richemont. Le fait d'être adossée au groupe Richemont permettra à la marque horlogère Polo Ralph Lauren de bénéficier immédiatement d'un réseau international de référence, et donc d'imposer sans tarder la marque à une échelle internationale significative... Pour Richemont, l'atout de Ralph Lauren sera un argument décisif et séduisant pour mieux pénétrer le marché américain (prioritaire au sein du groupe) et accessoirement les marchés asiatiques. Alors que la guerre des licences montres fait rage dans le haut comme dans le bas de gamme, on touche ici aux inconvénients des grands groupes. LVMH s'est trouvé disqualifié par ses marques concurrentes de Ralph Lauren et le Swatch Group ne pouvait pas l'emporter pour avoir choisi une stratégie de montres fashion dans le bas de gamme (réflexion qui vaut pour Movado et partiellement pour Timex, qui cumulait le handicap d'avoir des marques en compétition sur le même créneau que Ralph Lauren). Richemont était donc en situation idéale : cette joint-venture donne la mesure du potentiel de croissance du groupe par rapport à ses concurrents... • Pour mémoire, la recherche par Ralph Lauren d'un partenaire horloger était annoncée dès octobre 2004 par "Business Montres" (numéro 1), mais c'était alors le Swatch Group qui tenait la corde. |
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| Tout l'univers de Ralph Lauren | |||||||
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