La lettre internationale des marchés horlogers
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18 mars 2010 - LE FRANC-TIREUR DE BASELWORLD (#14) : Le miracle Rolex
.


C’est sûr,
on ne reste pas
numéro un mondial
quasiment à perpétuité
sans avoir tout compris,
ou presque :
démonstration,
cette année encore,
avec Rolex et la nouvelle
Explorer I…





••• ROLEX EXPLORER I, VERSION 2.0

Pour que les choses soient claires, précisons tout de suite que Business Montres
n’émarge pas sur les fonds secrets de Rolex, ce qui nous rend encore plus libres de parler sans langue de bois au sujet de cette marque – et même le cas échéant d’en dire tout le bien qu’on en pense.

On sait que le premier jour de Baselworld est généralement consacrée aux génuflexions obligatoires dans tout pèlerinage, avec une station et une prière devant les sanctuaires qui sont des passages obligés. Un salut au Saint-Sacrement chez Patek Philippe où il y a une superbe nouveauté (# 12 du Franc-tireur de Baselworld, info n° 5) et même quelques magnifiques animations du côté des Celestial ! Un détour par la chapelle Hublot, un autre dans la basilique des marques du Swatch Group, pas même un prie-dieu où s’asseoir chez Breitling, une prière rapide pour les 150 ans de Chopard et quelques coups d’encensoir ici et là.

Et, bien sûr, un moment de recueillement dans la cathédrale Rolex, qui avait pour ce printemps quelques surprises assez convenues pour ses fidèles. Passons rapidement sur une nouvelle collection de Datejust en 31 mm, qui prouvent tout simplement que Rolex recale en permanence son offre, même si ce n’est pas spectaculaire. Business Montres reviendra plus tard sur la nouvelle Submariner « verte » (lunette céramique et cadran) et sur la Submariner date à lunette céramique noire : la presse va donner très fort sur cette verdeur spectaculaire, dont le moins qu'on puisse dire et qu'elle ne va pas révolutionner le monde horloger


••• « TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE »

Le plus révélateur du savoir-faire Rolex est le restylage de l’Explorer 1,
icône dont Business Montres révélait dès le 12 mars (confirmation le 14 mars, info n° 10) qu’elle serait l’objet de toutes les attentions. C’est là qu’on peut parler de « miracle » dans l’art de « tout changer pour que rien ne change » (selon la formule du prince Salina, dans Le Guépard, de Lampedusa).

A la base, une Oyster « de base », non « Professional », lancée en 1953 pour rendre hommage à Sir Edmund Hillary, vainqueur de l’Everest et grand amateur de Rolex. Près de soixante ans plus tard, après quelques liftings rapides, la pièce n’avait pas pris une ride, sinon que sa taille n’avait pas suivi l’évolution générale : « grande » montre pour 1953 [jusqu’en l’an 2000, Rolex avait toujours une des plus « grandes » collections du marché, mais la marque s’est fait dépasser depuis], l’Explorer I était presque devenue une montre de femme.

Pourtant, quoi de plus viril que cette sobriété sans ostentation : acier brut qui se patine très vite, cadran noir ultra-simple, lisibilité quasi-militaire, grands chiffres, identité forte du boîtier et du bracelet Oyster ? Un in
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