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| 28 mai 2007 - MALAISE ET DÉGOÛT DEVANT CERTAINES PRATIQUES JOURNALISTIQUES | |||||||
Tous les coups ne sont pas permis dans la compétition médiatique : il devient plus que jamais urgent de mettre en place une Guilde internationale des journalistes (WWMG) Cette semaine, j'ai éprouvé un vrai sentiment de malaise et de dégoût en découvrant les insanités qu’un journaliste horloger pouvait raconter sur d’autres journalistes horlogers. De gravissimes diffamations touchant la vie privée ont été diffusées : elles sont intolérables ! Le scandale ne concerne pour l’instant que la presse alémanique, à la suite des articles publiés par un certain Karl Heinz Nuber, rédacteur en chef de Tourbillon. La naissance de ce magazine horloger germanophone avait été saluée par Jean-Daniel Pasche, le président de la FHS (annoncé comme « soutien » sur le Presse Portal suisse et partie prenante dans la distribution de ses premiers numéros), ainsi que par les cercles dirigeants de l’économie alémanique (André Hirschi, président de la VSGU). En 2005, Christof Küng (Küng Indentity Group, Saint-Gall), commanditaire de Tourbillon, présentait ce Nuber comme un « rédacteur en chef de génie, doté d’une perception exceptionnelle de la science du marketing et d’une connaissance approfondie de son travail ». Il n’imaginait sans doute pas qu’un tel « spécialiste érudit de l’économie » usurperait la signature des certains journalistes (en falsifiant leurs articles) et diffamerait les autres. Ni qu’il profèrerait des injures grotesques à l’encontre de quelques dirigeants horlogers : récemment encore, Thierry Nataf (Zenith) était traité, en substance, de « nabot grand-guignolesque ». On est loin de la critique journalistique : tout ceci paraît désormais relever de la pathologie lourde… Le magazine Facts (Suisse alémanique) s’en est publiquement ému : est-ce parce que notre « confrère » Nuber, déjà condamné par la justice de Saint-Gall pour diverses malversations, collaborait lui-même à Facts ? BUSINESS MONTRES ET JOAILLERIE S’il n’y avait qu’une seule justification à la création d’une Guilde des journalistes (voir page 8), ce serait bien ce type de situation ! Aux journalistes de faire le ménage dans leurs rangs : un certain nombre des confrères ainsi traînés dans la boue devraient s’y employer judiciairement. Aux marques ensuite d’aider les journalistes à bannir les brebis galeuses de leur profession, par exemple en refusant d’entrer dans le petit jeu classique des cover stories flatteuses, qui cautionnent des comportements inadmissibles. Il semble malheureusement que ce type de « journalisme voyou », largement ostracisé dans sa sphère alémanique, bénéficie encore d’opinions favorables dans l’espace romand. Le site de Tourbillon se flatte ainsi du soutien de Baselworld et de la Fondation de la Haute Horlogerie, ainsi que de marques comme Franck Muller, Chopard ou Roger Dubuis, présentées comme « Unsere Sponsoren »… A titre personnel... Je connais très peu ce Nuber, avec lequel j’entretenais cependant des relations confraternelles cordiales. J’ai recueilli ses propres explications (fantaisistes) avant de publier quoi que ce soit. J’ai tenu à vérifier chaque élément de cette affaire. C’est accablant ! Il est devenu évident que je ne fais pas le même métier que ce monsieur. Sa pratique professionnelle est désormais strictement incompatible avec la mienne. Par solidarité avec les confrères qu’il salit ou dont il falsifie la signature, j’ai décidé – à titre personnel, mais j’invite mes amis à en faire autant – de ne plus participer à des événements où il serait présent (lancement, présentation, conférence de presse, déjeuner, voyage, etc.). C’est devenu pour moi une élémentaire question d’éthique et de déontologie. ... |
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