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| 10 juin 2007 - ........MYPRESTIGIUM.COM : DRÔLES DE PRATIQUES HORLOGÈRES EN LIGNE...... | |||||||
Nouvelle offensive sur le luxe en ligne avec Myprestigium.com, premier site communautaire de vente en ligne d'articles et de montres de luxe. Le nouveau site Myprestigium.com se pose en premier portail communautaire de vente en ligne dédié au luxe. C’est la déclinaison de prestigium.com (portail de guides shopping dédié au luxe) pour la vente en ligne, avec une option intéressante pour les acheteurs : soit un achat direct en ligne, soit un lien vers les sites de e-commerce d’une des 180 marques en portefeuille. Prestigium.com se contentait d'informer en incitant à l'achat (une sorte de service avant-vente) par une promotion de la marque et de ses produits. La nouvelle évolution en Myprestigium.com entend aller jusqu'à l'acte de vente : utile rappel pour le srêveurs qui auraient oublié qu'Internet reste avant tout un canal marchand dans une société de consommation... Ambiance web 2.0 oblige, les acheteurs pourront également donner leur avis sur les produits proposés (tendance social shopping) et proposer leur propre sélection aux internautes. Myprestigium fait une part importante aux contenus horlogers et aux montres de haut de gamme, en mettant en ligne les catalogues d’une quarantaine de grandes marques et, surtout, en donnant les prix jusqu’à cinq millions d’euros (pourquoi cinq et pas six ou dix : mystère ?)… BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE Certes, le e-commerce arrive à maturité, mais les recettes marchandes utilisées pour les articles de mode sont-elles exportables dans l’horlogerie en ligne ? A défaut d'obtenir des réponses, on peut au moins se poser quelques questions, en toute sympathie avec une entreprise qui ne peut qu'aider les marques de bonnes montres à mieux faire connaître leurs produits à de nouveaux publics... ••• La plupart des montres actuellement les plus recherchés par les amateurs ne sont pas immédiatement disponibles, que ce soit chez les détaillants ou auprès des marques de prestige, qui n’ont volontairement pas de boutiques en ligne (très peu de montres à vendre sur les sites de Louis Vuitton, Dior ou Hermès). On trouve ainsi sur MyPrestigium (site bêta, ci-dessus) une Chanel Tourbillon J 12 sertie de rubis, pièce qui ne sera réalisée qu'à deux ou trois exemplaires et qui est déjà surcommandée pour les quatre ans à venir : est-ce raisonnable de la mettre en catalogue ? Compte tenu des listes d’attente imposées pour toutes les montres un peu « chaudes », Myprestigium s’apprête donc à vendre ou bien des montres qui ne seront pas vraiment de luxe, ou bien des montres qui ne seront pas vraiment disponibles : drôle de promesse ! Vendre ce qu'on n'a pas et qu'on ne risque pas d'avoir avant un bon moment, est-ce moral à défaut d'être légal ? ••• En plus, pour ce qui est des montres de grande diffusion (Gucci, TAG Heuer, Longines, etc.), les prix de Myprestigium seront des tarifs catalogue : parfait, mais, sur le marché gris maillé par Internet, n’importe quel internaute peut trouver en deux ou trois clics de 20 à 50 % de réduction sur les plus grandes marques : curieux avantage client ! Le concept est un peu bizarre : normalement, les marques assurent la promotion de leur image et leurs réseaux assurent la commercialisation. Là, on a les prix des boutiques physiques, mais sans les services, le sourire de la vendeuse et les conseils d'un spécialiste : est-ce réellement attrayant ? ••• Peut-être pour compenser cette faiblesse, Myprestigium – qui s’auto-présente comme « plate-forme tendance » – organisera chaque mois des « ventes exclusives pour les initiés », avec série limitées, avant-premières et services personnalisés. La première vente proposait des objets ST Dupont personnalisés par gravure. On fait mieux côté prestige : étrange conception du « luxe » ! Qui croit encore – à part les animateurs de Myprestigium, quelques Chinois myopes et la directrice marketing de cette maison – que ST Dupont est toujours une marque de luxe ? ••• On peut enfin s’interroger sur la pertinence des contenus de Prestigium.com. Chacun connaît les choix guidés par les sites qui donnent des conseils d'achat. La rubrique « Vous aimerez aussi » de Prestigium.com suggère ainsi une Patek Philippe à celui qui regarde une Longines. Une Chopard extra-plate ou une Audemars Piguet Royal Oak Offshore en carbone est proposée celui qui s’intéresse à une TAG Heuer Formula 1 ! En revanche, toujours dans « Vous aimerez aussi », on se voit proposer une Baume & Mercier Riviera (2 890 euros) quand on clique sur cette Royal Oak Offshore Alinghi (23 180 euros). On cherchera également le rapport entre la Blancpain Women Time Zone (8 300 euros) et la Van Cleef & Arpels Féérie (facturée 72 000 euros). Etonnant « pouvoir de suggestion » (le mot est dans le dossier de presse) ! Qui prend les amateurs de montres pour des demeurés ? ... |
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