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| 18 juin 2007 - ….. EXCLUSIF ….. GRANDE PREMIÈRE EN EUROPE : LA COLLECTION GRAND SEIKO EN VENTE À PARIS ….. | |||||||
C’est la première fois que des montres de la collection Grand Seiko, chef-d’œuvre mécanique des maîtres-horlogers japonais, sont vendues hors du Japon... Les amateurs de belle horlogerie mécanique sont sur les dents : on trouve désormais en France quelques-unes des meilleures pièces de la collection Grand Seiko, jusqu’ici exclusivement réservée aux meilleurs détaillants japonais. Rendez-vous au Seiko Center de la rue Bonaparte, à Saint-Germain-des-Prés, qui est désormais la plus belle vitrine Seiko du monde hors du Japon. Modèle le plus emblématique de cette collection Grand Seiko : la montre automatique à double fuseau horaire, dotée du calibre 9S56 à 27 rubis, précis à + 5/-3 secondes par jour, soit des tolérances plus exigeantes que pour les chronomètres suisses certifiés par le COSC. La boîte est agréablement classique (39 mm) et le cadran ivoire très élégant avec ses index en applique. Chaque détail de finition est très soigné, comme cette aiguille GMT en acier bleui, cette boucle déployante à ardillon ou ce fond gravé. Taille, poids, proportions, esthétique, bracelet en alligator surpiqué : on sent d’instinct qu’on a affaire à une montre de haut de gamme. Pour un amateur européen, le tout a l’inimitable saveur des Rolex de l’âge d’or. Cette Grand Seiko est d’ailleurs facturé au prix des Rolex contemporaine : 4 500 euros, ce qui ne surprendra que ceux qui croient encore que Seiko ne fait que des montres à quartz… BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE L’état-major de Seiko a toujours veillé à ce que cette collection – la plus précieuse de toute la gamme – ne sorte pas de l’archipel. Question de logistique sans doute, puisque ces Seiko mécaniques sont réalisées quasi-artisanalement, en très faibles quantités, dans la manufacture Seiko de Morioka (Business Montres avait déjà consacré un reportage, inédit en Europe, à cet établissement construit dans une espèce de "Suisse japonaise", où un volcan jouerait le rôle de mont Blanc : http://www.businessmontres.com/breve_181.htm). Question de stratégie ensuite, puisque la direction de Seiko avait toujours privilégié une approche des marchés européens par l’entrée de gamme : il était donc logique de ne pas brouiller l’image de la marque en faisant faire à ses produits un trop grand écart. Aujourd’hui, la maison Seiko se trouve confrontée à une redoutable concurrence chinoise sur l’entrée de gamme : impossible de tenir les prix face à des compétiteurs asiatiques prêts à tout pour prendre des parts. Le salut est donc dans la requalification de la marque : mieux vaut se battre sur l’image avec des Suisses que sur les prix avec des Chinois : d’où cette tentative d’intéresser à l’horlogerie mécanique Seiko des amateurs européens, encore réticents à considérer que Seiko peut également produire des montres de haute horlogerie (on se souvient de la Credor sonnerie présentée l’année dernière). Pas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps, une vitrine Grand Seiko loin du Japon ne rend pas automatiquement la marque plus désirable pour les amateurs européens. Le chemin est long, d’autant que le branding laisse à désirer : pourquoi avoir mélangé, dans cette vitrine haut de gamme, les Grand Seiko mécaniques et les Grand Seiko à quartz (qui sont, en plus, vendues plus cher avec une boîte en or), alors qu’il aurait été judicieux – et payant en termes d’image – de profiter de cette « première » sortie hors du Japon pour présenter aux amateurs européens quelques chronographes mécaniques roue à colonnes de la collection Grand Seiko. Si l’idée est d’effacer la référence aux montres électroniques, désormais synonymes de piètre qualité chinoise, une sélection plus rigoureuse et strictement mécanique de ces Grand Seiko aurait été plus opérationnelle. Il est vrai que les Japonais ont ouvert ce Seiko Center dans la capitale mondiale de l’art de vivre (Paris) pour « apprendre le marché du luxe et mieux comprendre ses consommateurs ». Les marketeurs japonais auront certainement profité de la leçon, mais les amateurs extra-japonais auront pris une leçon d’horlogerie mécanique, qui aurait pu avoir pour titre « Il n’y a pas que les Suisses pour faire des belles montres ! »… ... |
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| Le site de la (très) haute horlogerie Seiko : cliquez ici... | |||||||
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