La lettre internationale des marchés horlogers
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5 mai 2011 - « SWATCHGATE » : Une partie de poker menteur s'engage entre les enquêteurs indiens du CBI et Swiss Timing...
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étant définitivement plombée et détournée par des spameurs, il faut maintenant écrire à l'adresse suivante : gregorypons//at//aol.com (merci de la noter pour tous vos envois)...


Qui a interrogé qui ?
Qui doit répondre à qui ?

A en croire
la presse indienne,
les enquêteurs
du Central Bureau
of Investigation (Inde)
ont commencé
à poser des questions
à Swiss Timing.

Selon le Swatch Group,
c’est Swiss Timing
qui a proposé au CBI
de venir en Suisse pour s’expliquer...







••• TOUT LE MONDE SOUHAITE « CLARIFIER LA SITUATION » :
LE TOUT EST MAINTENANT DE SAVOIR QUI DOIT S’EXPLIQUER LE PREMIER...


Business Montres l’avait précisé
dans ses précédents articles sur le « Swatchgate » virtuel qui s'esquisse sous nos yeux (notamment le 26 avril, mais voir également le 27 avril, info n° 6). C’était encore plus évident depuis la diffusion en Inde d’une vidéo pour le moins troublante sur la pré-attribution à Swiss Timing du contrat de chronométrage officiel des Jeux du Commonwealth (Business Montres du 29 avril, info n° 1). Donc, il est devenu inévitable que « l’affaire de corruption se rapproche du Swatch Group »...

••• C’est là que la partie devient plus serrée et qu’on ne sait plus trop à quel saint se vouer. Deux sons de cloche pour une même réalité : chacun souhaite que l’autre s’explique, mais la présentation par l'un ou par l'autre change la perspective du tableau...

••• Selon la presse indienne, les enquêteurs du CBI indien (l’équivalent local du FBI américain) auraient demandé des explications claires et détaillées à Swiss Timing, dont les dirigeants n’avaient pas encore été entendus dans cette affaire. La société du Swatch Group, basée en Suisse, aurait été invitée à déposer devant une équipe d’enquêteurs présents actuellement en Europe. Il s’agirait [classique conditionnel de précaution] de demander à Swiss Timing de répondre aux questions des enquêteurs à propos des « irrégularités » dont on accuse les responsables du Comité d’organisation des Jeux, qui étaient les interlocuteurs de Swiss Timing et de ses sous-traitants locaux (source, entre autres : Indian Express).

••• Selon le Swatch Group, c’est au contraire Swiss Timing qui a pris, la semaine dernière, « l’initiative d’envoyer une lettre claire aux enquêteurs du CBI indien pour leur proposer de venir en Suisse pour clarifier toutes ces rumeurs ». Apparemment, pour l’instant, Swiss Timing n’a pas encore reçu, de la part du CBI, une proposition de date pour la visite des Indiens en Suisse. On imagine que ça ne devrait plus tarder : « Swiss Timing verra à ce moment-là quelles seront les questions des enquêteurs et les responsables de Swiss Timing assisteront le CBI de manière transparente et efficace pour clarifier toutes les questions » (source : enquête Business Montres au Swatch Group)...

••• On en est là : « C’est pas moi, c’est lui ; c'est pas lui, c'est moi ! ». Un exercice assez convenu où personne ne veut perdre la face tout en se ménageant un espace de manœuvre stratégique. On ne peut que noter la relative asymétrie des positions respectives.
• Côté Swatch Group, la sérénité affichée impressionne : il est de bonne guerre d’obliger les Indiens à déplacer leurs enquêteurs sur un territoire biennois par nature « hostile » et déstabilisant pour eux...
• Côté justice indienne, la prudente lenteur des enquêteurs intrigue : l’instrumentalisation de la presse locale est là encore de bonne guerre, sachant que ce scandale a un horizon politique local inavoué, du fait de l’appartenance du principal inculpé, Suresh Kalmadi (image ci-dessus), au Congrès national indien (Indian National Congress, parti actuellement au pouvoir)...












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