La lettre internationale des marchés horlogers
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22 novembre 2007 - … (COMMUNICATION) : ATTENTION AUX PUBLICITÉS ANTI-FOURRURE...
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Une remarquable publicité
contre le port des fourrures
pourrait annoncer
des campagnes ciblées
contre les bracelets
en crocodile…



Accroche de cette publicité vue en Espagne : « Pour un manteau de fourrure, on a dépouillé 120 jeunes animaux » (agence Contrapunto, Barcelone).

L’effet est saisissant, même s'il n’y a aucun rapport direct avec le monde horloger…


BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE

Pas si sûr !

D’une part, on ne peut nier que le marché de la fourrure n'ait été gravement impacté par la propagande des associations anti-fourrures.
Tout le monde s’est moqué autrefois des « bébés phoques » défendus par Brigitte Bardot. L’industrie de la fourrure est aujourd’hui quasiment sinistrée.
Aucune contestation sociétale ne doit être traitée avec indifférence, et la sensibilisation à la « cause des animaux » est une tendance lourde, qu’on imagine difficilement réversible. D’autant que le succès appelle le succès et que le goût de la victoire pousse les organisations militantes à la surenchère et à la recherche de nouveaux boucs émissaires...

Rappelons également que les entreprises – généralement les plus performantes, donc les plus riches – sont des cibles d’autant plus faciles qu’elles sont à la fois ultra-voyantes (des boutiques partout dans le monde), mal défendues (moralement) et hyper-sensibles à toute éclaboussure sociétale (elles vivent de leur image de marque)…

D’autre part, il faut se poser la question de la prochaine cible.
A qui le tour après la fourrure ? Quels sont les grands symboles capables de fournir de la matière première exploitable aux professionnels de la contestation sociale ?

Les marques de luxe, et au premier rang d’entre elles, les marques d’horlogerie me paraissent bien placées pour devenir la cible de ces défenseurs des animaux.

Imaginons un instant la même pub avec des cadavres d’alligators dépouillés dans les vitrines horlogères ou autour des poignets des porteurs de porteurs.
Imaginons un instant les commentaires expliquant combien il faut sacrifier de "bébés sauriens" louisianais pour satisfaire les caprices d’une poignée de millionnaires sans cœur.
Ceci vaut pour les bracelets des montres comme pour les sacs à main ou les chaussures, et cela vaudra aussi pour le galuchat ou même l'autruche…

On aura beau argumenter en expliquant qu'il s'agit de "bébés" élevés dans des fermes et qu'ils ne souffrent pas, on aura beau expliquer que ce n'est pas pire que les abattoirs à bovins, l'effet sera désastreux : on n'oppose pas des arguments rationnels à une attaque émotionnelle (règle numéro un de la communication de crise) !

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Business Montres & Joaillerie, la lettre internationale des marchés horlogers.
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Direction de la publication et responsable de la rédaction : Grégory Pons