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| 13 avril 2008 - VEILLE TECHNOLOGIQUE : les performances d'une machine à tailler les diamants pourraient chahuter le marché de la joaillerie | |||||||
.Mis au point en Allemagne, un logiciel conçu pour piloter la taille numérique des diamants semble capable de donner plus d'éclat a ux pierres tout en limitant les pertes de matière première (30 % d'économies sur le poids en pierres précieuses). Peut-être une révolution pour l'industrie de la joaillerie... Plus encore que les diamants, les rubis, les émeraudes ou les tourmalines ne renvoient correctement la lumière et ne brillent donc de tout leur éclat qu'avec une taille parfaite. On sait aussi que les pierres "brutes" n'ont pas une grande valeur tant qu'elles n'ont pas été taillées par un professionnel qui révélera leur potentiel par un facettage aproprié : même conduite par le meilleur professionnel du monde (jusqu'ici, leur "oeil" et leur "instinct" restaient irremplaçables), ces opérations de taille et le choix même du style de cette taille sacrifient jusqu'à 65 % ou 70 % de la pierre brute. Utilisée avec un logiciel de "cartographie lapidaire", une machine à commandes numériques mise au point en Allemagne pour Paul Wild GmbH (Idar-Oberstein) permet d'optimiser la taille des pierres précieuses tout en économisant au moins 30 % de la matière première utilisée (ci-dessus : le calcul de la meilleure taille après la "cartographie" du "caillou"). La CNC est un centre d'usinage 17 axes, piloté par un logiciel capable de "cartographier" chaque millième de millimètre carré de la surface de la pierre pour déterminer quelle sera la forme géométrique la plus appropriée à extraire de cette pierre brute et quelles facettes seront capables d'utiliser au mieux la lumière qui donnera à la pierre finie tout son précieux éclat. Une fois cet état de surface et cette géométrie de taille déterminés (il suffit de dix minutes), la CNC lance son opération de faisage, avec une précision de coupe de l'ordre de 10 microns qui donnent aux multiples facettes une géométrie parfaitement régulière, seule capable de générer un éclat profond et instantané. A titre de comparaison, une taille manuelle – même réalisée par les meilleurs experts de l'industrie joaillière, qui facturent très chèrement leurs talents – n'atteint qu'une précision de l'ordre de 100 microns, soit la taille d'un cheveu, avec des angles de coupe qui semblent "arrondis" quand on les compare aux angles obtenus par une CNC ! La taille elle-même ne prend qu'une vingtaine de minutes, conte plusieurs semaines pour une grosse pierre confiée aux mains d'un grand professionnel... Avantage annexe de cette taille informatisée : la précision de la CNC permet de réduire la poussière de diamants générée par le fraisage. Il semble que la vitesse de la machine empêche la pierre de "chauffer", ce qui est un facteur de clivage (création de fissures et de fentes dans la pierre). La machine définissant automatiquement les temps de polissage en fonction du choix de la taille, de la dimension des facettes et du poids de la gemme, on parvient rapidement à une économie de 30 % de la matière précieuse utilisée. Avec les développements ultérieurs de ce logiciel et des machines utilisées, le gaspillage devrait encore se réduire, avec de nouvelles économies en termes dle temps de taille, surtout pour des pierres de taille moyenne. BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE Pour l'instant, on n'imagine pas la place Vendôme prendre le risque de confier à une CNC la taille des plus précieux de ses "gros cailloux". En revanche, ce couple logiciel-machine peut permettre à la joaillerie européenne de reprendre la main sur les "petites mains" qui taillent aujourd'hui à s'en rendre aveugle dans les ateliers indiens ou chinois. Cette avancée technologique rend également la main aux "petites" marques de joaillerie en leur facilitant l'accès aux plus belles pierres, ou du moins à des pierres qui en auront l'apparence. On peut également penser qu'un tel logiciel pourrait définir, pour les diamants utilisés par les horlogers, des styles de taille toujours plus appropriés et capables de générer des pierres d'aspect plus éclatant : on sait que les diamants horlogers, plus "plats" pour des raisons de sertissage, renvoient moins la lumière que les diamants joailliers, souvent taillés avec une plus grande profondeur de la culasse (la "pointe", opposée à la "table" supérieure). . |
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| Source (Fraunhofer Gesellschaft, en anglais) : cliquez ici... | |||||||
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