La lettre internationale des marchés horlogers
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2 octobre 2008 - ONLY WATCH 2009 : Osvaldo Patrizzi veut créer un « championnat du monde des prototypes horlogers »
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A découvrir en exclusivité
sur Worldtempus,
le retour au premier plan
d’Osvaldo Patrizzi,
qui tiendra le marteau
lors de la prochaine
vente Only Watch
(Monaco, septembre 2009).
Il veut créer sur le Rocher,
en marge du Yacht Show,
un « championnat du monde
des prototypes » (montres)
où s’affronteraient les grandes
manufactures horlogères.
Les plus audacieuses
et les plus créatives…



Nouveau concept d’enchères, nouveaux locaux à Genève, nouvelles ambitions au service des collectionneurs de montres, dont il est le meilleur connaisseur international : après un peu plus dun an de recul pour cause d’éviction brutale d’Antiquorum, Osvaldo Patrizzi s’offre une nouvelle vie.

Symbole de ce renouveau : c’est lui qui reprendra le marteau de la célèbre vente Only Watch (Monaco, septembre 2009), dont il avait été l’initiateur en 2005 avant d’en être écarté en 2007 pour cause d’« affaire Antiquorum ». Son idée : sortir de la logique classique des ventes aux enchères charitables pour créer une sorte de banc-test des concepts horlogers les plus avancés. Ce qu’il appelle le « championnat du monde des prototypes ».

Explications et entretien à découvrir en exclusivité sur Worldtempus ce matin.


BUSINESS MONTRES & JOAILLERIE

Au-delà du cas personnel d’Osvaldo Patrizzi (et du respect qu’on doit, de toute façon, à un des principaux artisans de la renaissance horlogère dans les années quatre-vingt-dix), le terrain des enchères horlogères est une des clés de la renaissance horlogère au cours de la prochaine décennie.

Business Montres l’a écrit à plusieurs reprises : Only Watch est une occasion unique de confronter – loin des yeux du grand public – les concepts créatifs les plus avancés et de les « tester » sur la cible hyper-pointue des collectionneurs.

C’est aussi un fantastique outil pour étalonner les visions des différentes marques en compétition : Osvaldo Patrizzi en prend acte pour poser les bases de son « championnat du monde des prototypes », une belle formule médiatique pour un concours d’élégance qui sera un peu moins futile que les autres, puisqu’il s’est posé un objectif charitable.

Aux marques de jouer le jeu ! Celles qui ont compris la logique d’Only Watch ont raflé la mise (Richard Mille le premier, Patek Philippe, DeWitt et quelques autres). Celles qui ont tout juste assuré le minimum syndical l’ont payé cash, avec des scores ridicules, y compris pour des grandes maisons, comme ce calendrier perpétuel Girard-Perregaux en pièce unique vendu au tiers du prix neuf de la montre de série en boutique [ce n’est pas cette erreur d’analyse qui a conduit Gino Macaluso à trouver un soutien chez PPR, mais c’était un symptôme supplémentaire du malaise créatif de la manufacture]

Jouer le jeu, c’est aussi assurer l’avant-vente : la création d’une équipe dédiée en interne, la mobilisation du réseau commercial, la communication médiatique, l’alerte des collectionneurs enchérisseurs potentiels. C’est gérer la vente, éventuellement par un soutien direct aux enchères [ce n’est pas honteux, ni humiliant, mais on ne peut plus recommandable, compte tenu des enjeux] . C’est mettre en place l’après-vente et la communication du résultat comme atout d’image pour la marque.

Ce qu’Osvaldo Patrizzi ne dit pas, c’est que l’« invention » d’une pièce unique – vraiment unique – de référence n’est pas l’apanage des grandes manufactures. On peut très bien imaginer des concepts de rupture présentés par des « petites marques » : pourquoi pas une breaking piece signée Hamilton, Breil ou Festina ? Le tout est de respecter la règle du jeu Only Watch : vraiment unique, vraiment disruptif, vraiment puissant, vraiment pertinent par rapport aux évolutions possibles de la marque…

Donc, plus qu’un an pour créer, en interne, un pôle créatif capable d’exploiter au mieux un des dossiers dont chacun connaît l’existence, mais que personne n’ose lancer. Un an, c'est long et c'est court, mais quel défi ! Tout est permis à Only Watch, sauf la médiocrité !


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