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| 7 avril 2009 - LES BONNES INFOS DU MARDI : ce qu'il faut retenir des actualités horlogères | |||||||
.Victime de sa classique « gueule de bois » d’après Bâle, la planète horlogère tourne nettement au ralenti. Votre Quotidien des Montres ne vous en propose pas moins quelques pages d’informations et de bonnes nouvelles du front horloger. ••• QUELQUES PRÉCISIONS SUPPLÉMENTAIRES À PROPOS DE L’EXCLUSIVITÉ BUSINESS MONTRES D’HIER, pour ce qui concernait le rachat de Sincere par Tay Liam Wee, qui n’est autre que l’ancien manager de ce réseau de distribution, qu’il avait revendu à l’ex-groupe Peace Mark. Il semblerait que deux arguments l’aient aidé à convaincre les « liquidateurs provisoires » de lui faire confiance. D’une part, un tour de table relativement conséquent pour l’épauler et surtout lui procurer le cash nécessaire à la relance des opérations et au développement de Sincere en Chine continentale et dans tout le sud-est asiatique. Tay Liam Wee a de grandes ambitions dans ce domaine, ce qui promet une intéressante confrontation avec les autres acteurs locaux, notamment The Hour Glass, dont la santé financière inspire quelques inquiétudes en temps de crise. D’autre part, un soutien indirect du pool bancaire qui avait pris prétexte de l’endettement excessif de Peace Mark pour demander et obtenir sa mise en « liquidation provisoire ». Encore que rien ne soit officiel, il semblerait que les deux principales banques créancières aient accepté de rester dans le capital de Sincere, à hauteur de 20 %. Décision en partie dictée par le souci de ne pas tout perdre de leur investissement initial et d’accompagner le futur redéploiement de Sincere, mais aussi par l’assurance que le contrat de distribution régionale avec le groupe Franck Muller, principal client de Sincere, serait reconduit l’année prochaine. ••• TOUT EST BIEN QUI FINIT, SAUF POUR QUELQUES SPÉCULATEURS qui avaient misé un peu imprudemment sur Peace Mark à la Bourse de Hong Kong, mais le dossier de la résistible ascension de ce groupe est en train de se referner. Au fait, que deviennent les protagnoistes de cette affaire ? Patrick Chau, l’ancien chairman de Peace Mark, travaille activement son handicap sur les greens irlandais. Tommy Leung, l’ex-CEO, travaille en grand secret à un nouveau concept pour intervenir sur le marché horloger. Hugues de Jaillon, qui était récemment à Bâle, devrait l’accompagner dans cette aventure, maintenant qu’il a soldé sans casse le débouclage de toutes les anciennes structures de Peace Mark en Europe… ••• DANS LA SÉRIE DES FOLIES DOUCES IMAGINÉES PAR LES MAÎTRES-HORLOGERS, NE PAS MANQUER, CHEZ PIERRE KUNZ, sa nouvelle série limitée Insanity – comme son nom l’indique. En 2008, Pierre Kunz nous avait proposé une « heure virevoltante » – de son vrai nom Infinity Looping – qui consistait à faire effectuer à l’aiguille des minutes, logée sur une roue centrale dentée, un tour à 360° toutes les heures, à la hauteur du repère traditionnel des heures sur un cadran. Un tour complet à 2 h, un autre à 3 h, etc., et ainsi de suite tout autour du cadran. Pour le marché américain, Pierre Kunz va cette année un peu plus loin dans le bizarre, non seulement en changeant les couleurs de la boîte et du cadran, avec une spirale symbolique de l’infini au centre de la montre, mais surtout en logeant cette Insanity (« démence ») dans une… camisole de force ! C’est la première fois qu’on enferme une montre dans un écrin capitonné digne d’un asile d’aliénés ! ••• MON CONSTAT À L’ÉPOQUE,EN DÉCOUVRANT CETTE MONTRE « VIREVOLTANTE » : « On se trouve face à un temps libéré par la danse des aiguilles : ce n’est plus le cadran qui dicte la cadence du temps, mais la lecture attentive que je peux faire de l’aiguille virevoltante. Avec l’aiguille des heures qui respecte le code angulaire habituel, je me situe à peu près dans la journée, mais je n’ai de précision que si je le souhaite. Le temps n’existe donc plus que par l’importance que je lui accorde, et non par un code horaire conventionnel. Il s’agit ainsi de mon temps et de mon heure, non d’un rythme imposé par d’autres ». Rien à redire, sinon que c’est effectivement complètement fou, mais très gentiment rigolo… ••• EN VRAC, ••• SANS VOULOIR (TROP) ENTRER DANS LES DÉTAILS, ••• SANS FAIRE (TROP) DE COMMENTAIRES, Quelques informations qui méritent d’être relevées dans l'actualité des montres, de ceux qui les font, de ceux qui les vendent et de ceux qui les portent... • UN ARRIVAGE INTÉRESSANT POUR LES AMATEURS DE MONTRES MILITAIRES : un lot de Seiko Fieldmaster vient de sortir d’une lointaine réserve américaine. Il s’agit d’une série de montres réalisées en 1982 pour les Contras du Nicaragua, qui étaient alors financés par les Américains pour lutter contre les rebelles sandinistes. Ces montres à quartz proposent un concept original de multi-boîtiers multi-fonctions en titane : on peut ainsi ajouter au cadran analogique des modules alarme, boussole et autres complications utiles de type GPS. Il s’agit de vrais « instruments professionnels », à découvrir sur le site Hodinkee (Etats-Unis). A 845 dollars, rien que du bonheur pour les collectionneurs… • AUTRE RARETÉ COMMÉMORATIVE POUR LES ROLEXOMANIAQUES : la Sea-Dweller Polizia di Stato, éditée pour à 78 exemplaires pour le cinquantenaire du corps des plongeurs de la police italienne. Une montre rarissime et cultissime, à découvrir sur le site des éditions Mondani (« Time for luxury »), qui viennent de publier un ouvrage « définitif » sur la Rolex Submariner et qui annonce une somme non moins « définitive » sur la Nautilus de Patek Philippe… • LICENCIEMENTS SUR LICENCIEMENTS : les mauvaises nouvelles sont lassantes, qu’elles concernent la récente charrette chez Franck Muller [prélude à un effet de dominos chez les sous-traitants et dans les filiales hors Genthod] ou les « ajustements » à venir chez Chopard, Parmigiani-Vaucher ou Richemont, qui négocie encore avec les syndicats pour limiter au maximum la casse… ••• DANS LE CAS FRANCK MULLER, j’ai quand même l’impression que Vartan Sirmakes paye deux fois. Une première fois pour son optimisme pressé dans la verticalisation de son groupe et dans son ambitieuse politique de réinvestissements industriels à Genève, à Fribourg et dans le Jura. Une seconde fois pour son intégrisme philo-Swiss Made, qui l’a obligé à relocaliser en Suisse des opérations que ses concurrents – moins naïfs ou plus hypocrites, au choix – persistaient à faire effectuer hors d’Europe. La bonne nouvelle serait pour lui et pour son personnel la relance de la machine Sincere – encore que les marchés asiatiques s’avèrent durablement « plombés »… • UN NOUVEL ATELIER pour les modules de complications travaillées sur des bases ETA (2824 ou Unitas) : Valswiss a une base dans le Tessin et quelques ambitions sur le marché des modules utilisables dans des montres de grand diamètre. Au programme : quantièmes, GMT, jour, date et phases de lune, le tout « 2 000 % Swiss Made », évidemment. Contacts : ValSwiss. • UN BON POINT POUR SWATCH, qui revient très fort le marché des séries limitées artistiques : la montre Street Club confiée à l’artiste français Grems renoue avec la tradition des pièces-événements des années quatre-vingt. C’est vif, tonique, déluré et plein de dynamisme estival : même le verre de la montre a été retravaillé par un « grapheur » qui sait faire hurler les couleurs autant que le vinyle ! ••• SWATCH N’A AUCUNE RAISON DE LAISSER À JEFF KOONS, LE NOUVEAU PARTENAIRE D’IKEPOD, le monopole des montres d’artistes contemporains (Business Montres du 29 mars dernier ; voir aussi l’information du 17 mars)… • ENCORE UNE BOUTIQUE À LOUER SUR LA FIFTH AVENUE (NEW YORK) : à l’angle de 49e Rue, la liquidation du joaillier japonais Niwika libère 1 000 mètres carrés sur deux étages (la marque se retire du marché américain pour se concentrer sur son flagship de Tokyo. • INTÉRESSANTES, LES MARQUES REPÉRÉES À BÂLE par le magazine américain Wired, sous le titre « Times are a-Changing » (dans l’ordre) : Concord C1 Quantum Gravity, Oris Bob Dylan (montre livrée avec un harmonica), Porsche Design P6920 Rattrapante, Eterna Madison, Movado Series 800 (en XtremeResine), Breitling Navitimer 125th Anniversary, Breitling Chronomat B 01, Tissot Sea-Touch, Hamilton ODC, Hamilton Base Jump, Omega Speedmaster 40th Anniversary, Jaquet Droz Grande Seconde, Citizen Chronotime, Timex WS 4, Nautica NMX 400, TX Pilot, Oakley Time Bomb, TAG Heuer Monaco 40th Anniversary, Victorinox Travel Alarm Pocket Watch et Victorinox Infantry Vintage Jubilee Edition… ••• SOIT UN TIR GROUPÉ DES MARQUES DU GROUPE MOVADO ET DU GROUPE TIMEX, en plus de quelques locomotives du marché américain, avec une visite strictement limitée au plateau du Hall 1.0 (diagonale Jaquet Droz-Citizen) en plus d’une incursion brève au 1.1 (Timex et Victorinox). Pas très original pour un magazine qui se veut « décalé »… • QUEL SERA LE PROCHAIN PARTENAIRE DE CHRISTIAN LACROIX, puisqu’il semblerait que le couturier français soit actuellement « dragué » par un investisseur suisse ? Mécontent de son aventure chez LVMH, Christian Lacroix semble lassé de sa relation avec le Falic Fashion Group, qui n’a pas trouvé les solutions d’une relance de la marque sur le marché de la mode et des accessoires… • DEUX INITIATIVES DE MARQUES EN MATIÈRE D‘INFORMATION HORLOGÈRE : Michael Goldstein (Perrelet North America) vient de créer son propre blog sur le réseau Twitter, Perrelet Luxury Watch Corner, pour y diffuser des informations « non officielles » sur sa marque. De son côté, Morten Linde, le co-créateur de Linde Werdelin, a lancé sur Facebook un blog personnel, The Lab, pour faire partager à son réseau relationnel ses impressions sur le marché de la montre et sur l’air du temps. ••• À LA PLACE DES JOURNALISTES HORLOGERS, JE M’INQUIÈTERAIS de ces tentatives d’établir, au-delà des « médiateurs » éditoriaux traditionnels, un lien direct entre les marques et les amateurs. Si ces blogs commencent à fleurir, sans sacrifier à la sempiternelle « langue de bois » de la communication officielle, c’et aussi parce que les médias classiques ne sont plus en mesure d’offrir des contenus crédibles et originaux à leurs lecteurs… • AUTRE INITIATIVE À SUIVRE, CETTE FOIS CHEZ CHRONOPASSION (PARIS) : Laurent Picioto, qui se lance tête baissée dans les nouvelles technologies de l’information, a mis au point une application qui permet de lier son site, Chronopassion.fr, à un iPhone ou à un iPod Touch pour y découvrir montres et services. En cas de frénésie compulsive horlogère (FCH), un module Google Maps et StreetView permet de rejoindre en urgence la rue saint-Honoré, où qu’on soit dans le monde. A terme, tous les smartphones du marché devraient devenir chronopassionnables… ••• ON VOUS LE DIT DEPUIS LE SIHH : « FOLLOW LOLO » ! Il est un des plus éminents représentants de la nouvelle génération des détaillants – même s’il déroute un peu ceux qui ne le connaissent pas et qui le découvrent, Big Bang Jungle au poignet et chaînette de têtes de mort en sautoir… ..... |
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