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| 19 décembre 2006 - LE RETOUR D'IKEPOD | |||||||
Ikepod, saison 2Les montres de Marc Newson retrouvent leur public C’est reparti pour une marque qui avait su se faire une place au rez-de-chaussée de Baselworld et dans les vitrines à travers le monde, mais qui avait succombé à une surdose d’erreurs élémentaires : sophiscation technique inappropriée, qualité de fabrication médiocre et positionnement commercial erratique. Marc Newson – un des meilleurs designers mondiaux (pour certains, un artiste à part entière) – a redonné un coup de jeune à la collection, rendue plus rigoureuse et encore plus « biomorphique ». Il a surtout confié les clés de la marque à un tandem de choc : le jeune milliardaire Adam Lindemann (célèbre collectionneur d’art contemporain) pour les comptes, allié au jeune vétéran de l’horlogerie de luxe Pierre Halimi Lacharlotte, qui distribue notamment François-Paul Journe aux Etats-Unis (il sera chargé de la bonne marche des opérations). Nouveau positionnement de la marque : la montre comme objet d’art contemporain plus que comme garde-temps fonctionnel. Tout va donc se jouer sur le design particulier de la collection, dont les pièces sont pensées comme des « sculptures » tridimensionnelles qui forment un tout (boîte, cadran, bracelet). Avec le soutien très actif de Marc Newson en personne, Ikepod mise sur sa capacité à convaincre une nouvelle génération d’amateurs d’art pour qu’ils s’équipent de montres à la hauteur de leurs exigences artistiques : cette clientèle, capable de payer plusieurs centaines de milliers de dollars ses émotions esthétiques, devrait pouvoir s’offrir des montres tarifées entre 10 000 euros et 35 000 euros sous un logo des plus discrets. Argument de poids : la signature de Marc Newson et la limitation de la production, dont toutes les pièces seront numérotées (cinquante pièces au maximum pour le monde entier). COMMENTAIRE DE "BUSINESS MONTRES"/Grégory Pons Avec un tel directoire, Ikepod devrait au moins prendre un bon départ. Objectif commercial : quelques centaines de pièces par an, vendues à travers un réseau très exclusif (une vingtaine de vitrines dans le monde), comme Cellini à New York ou Chronopassion (Laurent Picioto) à Paris. Rien n’est encore décidé pour le marché suisse, mais l’objectif n’est pas d’entrer à tout prix dans l’actuel « système horloger » (cependant, les mécaniques seront suisses : ETA ou Lajoux Perret). Avec une communication volontairement très discrète, le plus difficile ne sera sans doute pas de convaincre le premier noyau des aficionados de Newson (ils ont déjà passé commande), mais de convaincre une clientèle plus large que la montre peut elle aussi devenir une œuvre d’art à part entière, une sorte de « multiple » qu’on paiera au même prix que les multiples d’un grand artiste… INFORMATIONS : www.ikepod.com |
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| Le site du nouvel Ikepod | |||||||
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