Page d'accueil du site - Navigation principale - Début du contenu principal - Plan du site - Rechercher sur le site
                                                  Get Adobe Flash player                        

COMPLICATION

ATLANTIC-TAC

La chronique impertinente

La chronique montres la plus déchaînée du paysage horloger francophone

L’ARME SECRÈTE

7 MONTRES HEBDO

Tintin Oliveira

Tentations du moment
et nouveautés du jour...

LAURENT FERRIER

#TWITTER

10-21-2011 11-32-26 AM-2 - copie

CHAÎNE IMAGES

img

>>TUMBLR

216422_138497176223111_109608995778596_252096_4257127_n-1

@FACEBOOK

boukhari

MISE AU POINT DÉONTOLOGIQUE

 

« Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en fait un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?
 
Non, merci ! Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
 
Non, merci ! Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?
 
Non, merci ! D’une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l’autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! »
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897 (Acte II, scène VIII) 

 

 

« Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter, 
Rêver, rire, passer, être seul, être libre, 
Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre, 
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, 
Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune, 
À tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît, 
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, 
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles, 
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard, 
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César, 
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite, 
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite, 
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul, 
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! »
 
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897 (Acte II, scène VIII)