Après m'être initié à quelques techniques moins livresques au 1er RPIMA de Bayonne, j'ai repris des études à Sciences-Po Paris, puis j'ai fait une école de journalisme (CFJ, Paris), avant d'intégrer la rédaction du Figaro. J'ai ensuite eu la chance de participer à la création du Figaro Magazine, aux côtés de Louis Pauwels (nous étions trois dans un petit bureau !), qui me donnera ensuite l'occasion d'en gérer les pages littéraires, comme adjoint à son rédacteur en chef.
Tout en écrivant pour différents magazines, aux centres d'intérêt très variés (de Métal Hurlant pour la bande dessinée à Jacinte pour la presse féminine ou Histoire Magazine pour le grand public) et en publiant quelques livres, j'ai développé ensuite ma propre entreprise de presse, comme éditeur d'un hebdomadaire et de plusieurs mensuels, avant d'opter pour l'édition d'encyclopédies pour les éditions Atlas.
Soucieux d'explorer de nouvelles formes de presse, je me suis alors tourné vers les corporate magazines et la communication d'entreprise, créant Le Journal du CNRS aussi bien que le média réseaux de Canon France ou celui des outils Facom.
A la fin des années quatre-vingt, après un détour par la communication politique et le marketing électoral, je suis revenu à la presse grand public avec des grands reportages et des enquêtes pour différents hebdomadaires.
Collectionneur de montres, j'ai commencé à écrire mes premiers articles sur le sujet à la fin des années quatre-vingt-dix et j'ai alors entrepris de faire évoluer le traitement journalistique de ces sujets.
Premières innovations : « ouvrir » dans les grands titres français des espaces rédactionnels consacrés aux montres. C'est ce que j'ai fait dans Valeurs actuelles (premier news-magazine français à proposer une rubrique montres mensuelle), puis dans L'Express (dont j'ai créé le hors-série annuel), dans Le Monde (premiers articles spécialisés jamais publiés sur les montres dans ce quotidien) ou dans Les Echos-Série Limitée (création des cahiers spéciaux sur les montres).
Sans parler des nouvelles rubriques signées dans des titres comme L'Optimum, Mer & Bateaux, La Tribune, Automobiles classiques, Voyages d'affaires, Stratégies, Le Nouvel Economiste ou L'Amateur de Cigare, etc. Interventions prolongées sur la radio (Goûts de Luxe sur BFM), ponctuellement à la télévision (Sans Aucun Doute, Julien Courbet) et sur Internet (Forumamontres, Vogue, etc.).
Une fois ouverts, ces espaces ont provoqué chez les éditeurs de presse une telle addiction aux budgets publicitaires horlogers qu'il est vite devenu difficile d'y pratiquer un journalisme réellement indépendant des annonceurs. Ce qui m'a conduit à délaisser une politique éditoriale de plus en plus nettement publi-rédactionnelle, pour ne plus accepter que des rubriques absolument libres de toute contrainte publicitaire, comme ma chronique régulière dans L'Equipe Magazine hebdomadaire ou mes interventions sur la radio BFM (Goûts de luxe)...
La brèche étant ouverte dans les grands titres français, il fallait franchir une nouvelle étape et découvrir de nouveaux territoires. D'où une extension logique de mes collaborations à la presse suisse romande (Le Temps, Heure Suisse, GMT), puis à la presse horlogère internationale (Japon, Espagne, Amérique du Sud, etc.).
Création d'un nouveau marché : il était ensuite temps de passer à la mise en scène de hors-séries spécialement dédiés aux montres pour le grand public français. C'est ce que j'ai fait, en créant ce marché pour des titres comme Libération, L'Equipe Magazine ou Le Monde, avant l'édition des premiers suppléments horlogers européens de toute l'histoire de la presse avec Watch Your Time (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni).
La formule devait être ultérieurement étendue aux marchés américain et japonais, avant de trouver ses limites naturelles dans l'inévitable dépendance publicitaire, génératrice de conformisme éditorial. Facteurs aggravants : la saturation rédactionnelle des marchés matures, provoquée par une inflation régulière des hors-séries thématiques, et l'absence d'études probantes concernant l'audience réelle et la satisfaction des lecteurs de ces suppléments « publicitaires ».
Démarche pionnière, toujours pour faire avancer la communication horlogère dans le sens d'une plus grande crédibilité : la création de Business Montres & Joaillerie, première newsletter jamais consacrée à l'industrie horlogère internationale et seul média bimensuel jamais consacré aux différents intervenants sur le marché de la montre. Pour assurer l'indépendance absolue de son traitement rédactionnel de l'actualité, Business Montres & Joaillerie refuse toute publicité : la lettre vit de l'attachement de ses abonnés à une information horlogère 100 % libre de toute pression des marques.
Complément logique : la mise en place, autour de Business Montres & Joaillerie, d'une structure de communication unique au monde, exclusivement dédiée aux études marketing, à la veille et à l'analyse opérationnelle, ainsi qu'à la création de contenus innovants pour tous les professionnels de l'horlogerie. Dans le respect des plus strictes règles de confidentialité, le réseau d'Alaric Communication garantit ainsi aux intervenants sur ce marché (marques, fournisseurs, partenaires) le meilleur niveau mondial d'expertise spécialisée.
J'ai complété ce dispositif en intervenant de façon systématique sur les grands forums horlogers internationaux (Horomundi, Forumamontres), en développant mon propre site Internet, en préparant quelques livres sur les montres.
Je suis également de très près le Grand Prix d'Horlogerie de Genève, qui m'a fait l'honneur de m'accepter dans son jury, où j'ai mis en place le Prix du concepteur/constructeur (première récompense décernée en 2007).
J'ai enfin contribué à mettre sur orbite la World Watch Media Guild (WWMG), premier réseau international de référence pour les meilleurs contributeurs mondiaux à l'information horlogère sous toutes ses formes. Présidée par Stephan Ciejka (France), avec comme président d'honneur Gabriel Tortella (Suisse), la WWMG bénéficie du soutien de la Fondation de la Haute Horlogerie (Genève), qui met à la disposition des membres de la WWMG une press-room genevoise. |