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Jacob&CoGrandbaguette-BusinessMontres

VENDREDI (accès libre) : Le sniper en décélération post-Bâle

C'est fini pour cette année : Baselworld a fermé ses portes en battant de records de fréquentation (merci au Premier mai, qui était férié), mais aussi de démesure dans la mise en scène des marques par elles-mêmes. Il est temps maintenant de réfléchir, de comprendre et de réagir pour anticiper une fin d'année qui s'annonce rock'n'roll...

 
EN BREF (développements ci-dessous) ▶▶▶ les concepts les plus décapants de Baselworld 2013...  ▶▶▶ les montres les plus élégantes de cette semaine de folie... ▶▶▶ la bataille des heures universelles néo-classiques... ▶▶▶ le régulateur de Bell & Ross... ▶▶▶ les places qui se libèrent à Baselworld... ▶▶▶ la Lamborghini de Jacob & Co... ▶▶▶ les copieurs chinois, les artistes chinois et les bronziers chinois... ▶▶▶ l'usine TAG Heuer dans les sous-sols de Baselworld ... ▶▶▶ les Suisses qui rigolent des smartwatches...  ▶▶▶ l'Ivresse pleine de couleurs de Badollet... ▶▶▶ les 150 semi-remorques de Rolex à Baselworld... ▶▶▶ et tout le reste... 
 
 
CETTE SEMAINE,
LE SNIPER A...   
 
 
 
 
▶ RETROUVÉ
le temps de travailler sur les compte-rendus de Baselworld...
◉◉◉◉ Les rythmes de travail changent très vite, même pour les journalistes horlogers : compte tenu de la multiplication des marques et donc des rendez-vous à tenir, compte tenu de la dispersion géographique de ces marques dans les douze halles de Baselworld et compte tenu de la nécessité de travailler autrement qu'en diffusant des communiqués de presse, il est devenu à peu près impossible d'être au four et au moulin, c'est-à-dire en ligne et en entretien, devant les nouveautés et devant son ordinateur. On laissera donc les blogueurs – plus nombreux que jamais dans les allées – s'échiner à tout poster en temps réel, sans discernement éditorial, pour se recentrer sur la nécessité de comprendre ce qui se passe et de remettre en perspective l'actualité immédiate. L'information tue l'information et beaucoup de montres ont Les semaines qui viennent seront donc encore plus riches que d'habitude en informations privilégiées...
 
 
 
▶ COMMENCÉ
à compiler un premier classement BW 13 (catégorie avant-garde)...
 
◉◉◉◉ Premier classement forcément injuste – et parfaitement révisable – des nouveaux concepts les plus forts du salons, toutes marques confondues, sans pouvoir les disposer autrement que par ordre alphabétique tellement ces montres ne relèvent pas des mêmes catégories mentales, ni des mêmes visées créatives (hors concours : le couteau horloger – premier du genre – baptisé Boulevard des tranchées de Spero Lucem, la nouvelle marque d'Yvan Arpa, en haut de la page)...
 
◉ CHRISTOPHE CLARET : par son parti-pris de classicisme, mais dans un style saturé d'innovations techniques (force constante, sonnerie à timbre cathédrale fonctionnalisée au déclenchement du chronographe monopoussoir, affichage par disques, aiguilles en titane et rubis, composants en M-15X, etc.), la Kantharos était une des montres les plus intéressantes de cette édition 2013. Rien de spectaculaire, ni d'agressif, mais une volonté de bien faire, dans tous les compartiments du jeu, qu'on parle de mécanique ou de décoration...
 
◉ HUBLOT : la MP-05 LaFerrari est exceptionnelle par son esthétique autant que par sa mécanique, qui agrège plusieurs idées mises en scène au cours de ces dernières années par Mathias Buttet, le remuant patron de la R&D Hublot (tourbillon vertical, affichage par tambours, hyper-réserve de marche, architecture tubulaire, boîtier agonal, etc. : voir notre vidéo de présentation). Hublot a enregistré deux fois plus de commandes que la limitation initialement prévue à 50 exemplaires (300 000 CHF pièce)...
 
◉ MB&F : certes, ce n'est pas une montre, mais c'est indéniablement un objet du temps qui fait partie de la grande famille horlogère. D'ailleurs, depuis le XIXe siècle, les facteurs de boîtes à musique n'ont-ils pas partagé les mêmes vallées et les mêmes pratiques d'excellence en micro-mécanique ? L'équipe de Maximilian Büsser a choisi de développer avec Reuge une Music Machine qui ajoute à ses qualités mécaniques une dimension sonore inattendu : les deux cylindres musicaux jouent chacun trois airs, tous les six sélectionnés par le fondateur et directeur artistique de MB&F. La Guerre des Etoiles, La Marche Impériale de L'Empire Contre-Attaque et Star Trek d'un côté. Another Brick in the Wall (Pink Floyd), Smoke on the Water (Deep Purple) et Imagine (John Lennon) de l'autre. Des morceaux en ligne (mélodique) avec l'esprit radical et non conformiste de MB&F (Business Montres du 24 avril)...
 
◉ RJ-ROMAIN JEROME : personne n'attendait Manuel Emch dans ce championnat des montres un peu bizarres, mais sa Moon Orbiter sait imposer son décalage formel et mécanique. Boîtier largement transparent (49 mm x 45 mm), mais étrangement monté sur des rotules qui apportent beaucoup de confort au porter (design : White), tourbillon volant décentré et suspendu sur son bras en 3D, mouvement superbement architecturé et tout le storytelling sur la poussière lunaire et les fragments des capsules spatiales intégrés dans la montre : au paradis des concepts, RJ-Romain Jerome s'est assis à la droite de Dieu...
 
 
◉ TAG HEUER : le double tourbillon à double échappement magnétique additionné à un chronographe au centième de seconde font de la Carrera Mikropendulum une manifeste de l'avant-garde technologique de TAG Heuer, qui a fusionné dans cette montre deux de ses principales avancées fondamentales (la très haute fréquence et la domestication du magnétisme : voir la vidéo de présentation). L'horlogerie s'offre ici un grand frisson de physique contemporaine, mais débouche sur une remise en cause des bases classiques de la mécanique du temps....
 
 
 
 
▶ DÉFINI
une première liste des pièces classiques les plus marquantes...
 
◉◉◉◉ Encore une classement révisable et injuste, qui met hors concours des pièces comme la nouvelle Calatrava (réf. 5227 : en haut de la page, sous le sommaire) de Patek Philippe, archétype de l'élégance en boîtier rond, surtout en 39 mm de large, et la nouvelle Epure masculine de Boucheron (sur laquelle nous reviendrons plus longuement). Un classement qui aurait pu intégrer la nouvelle Swatch S51 ou encore la nouvelle version de la montre Julien Coudray 1518, d'un remarquable pureté en même temps que d'une grande complexité dans les détails de la décoration (en haut de la page) et qui ne tient pas compte des positions commerciales respectives, mais qui traduit quelques coups de coeur au gré des allées de Baselworld...
 
◉ BADOLLET : la marque n'avait ni le stand le plus accueillant et le plus communiquant du Palace, ni le plus fort indice de succès commercial, mais l'Ivresse réinterprétée en couleurs assorties au platine de sa robe reste une montre fascinante, qui cache son tourbillon au verso d'un boîtier délicatement cintré. Si la montre n'affichait pas des tarifs aussi démentiels, ce serait un best-seller...
 
 
◉ BELL & ROSS : la marque spécialiste des instruments aéronautiques épaissit sa légitimité horlogère en s'offrant un régulateur, excercice de style classique pour les marques horlogères suisses. Dans le boîtier WW1 qui reprend les lignes d'une montre de poche, ce régulateur en or rose est une des montres les plus élégantes du salon et il est d'autant plus intéressant que personne ne soupçonnait Bell & Ross d'atteindre ce niveau de réussite purement horlogère...
 
 
◉ DE BETHUNE : De Bethune ne crée pas que des concepts radicaux, avec des formes géométriques inouïes et imprévisibles. La marque sait aussi recréer de nouvelles montres classiques, comme ce tourbillon DB25LT qui allie, en 44 mm, les atouts d'un mouvement mécanique d'une précision chronométrique irréprochable (tourbillon 30 secondes haute fréquence en titane-silicium, avec balancier en or-silicium) et d'une esthétique parfaite (boîtier platine, lune sphérique, aiguilles bleuies à la flamme, cadran guilloché). Difficile de faire à la fois plus traditionnel dans l'esprit et plus contemporain dans la réalisation...
 
 
◉ H. MOSER & CIE :  sauvée par l'intervention in extremis de Georges-Henri Meylan, la marque H. Moser & Cie n'exposait pas à Baselworld, mais dans les salons du Ramada voisin. Les nouvelles collections ne portent pas encore le sceau de la nouvelle direction, mais la Nomad automatique témoigne du respect des codes néo-classiques de la maison : Nomad parce qu'il s'agit d'une montre de voyageur, le second fuseau horaire étant indiqué par une aiguille contrastée, selon une tradition autrefois très bien illustrée par Patek Philippe (un guichet discret à 12 h assure la fonction jour-nuit). Tous les réglages se font par la couronne. Dans un style rétro-traditionnel, c'est une sorte d'accomplissement...
 
 
◉ LAURENT FERRIER : on attendait Laurent Ferrier à sa première complication utile, dont il était logique qu'elle joue avec les fuseaux horaires. La Traveller a choisi d'afficher cette seconde heure par guichet, avec un réglage vers l'avant ou l'arrière qui sécurise l'utilisation de la montre, doté d'un micro-rotor lui aussi optimisé. Esthétique parfaite et mécanique de très haut niveau, dans le plus grand respect de l'esprit Patek Philippe qui a marqué ces montres à heures universelles : il est amusant de comparer cette Traveller à la Nomad ci-dessus pour comprendre à quel point la tradition est une source permanente d'enrichissement créatif pour ceux qui en comprennent les principes...
 
 
 
 
▶ CONSTATÉ
(une fois de plus) que le meilleur de BW 13 était ailleurs...
◉◉◉◉ Comme tous les ans, une fois épuisés les plaisirs des grandes marques [même en tenant compte des pièces non officielles, cachées dans les tiroirs, comme cette extraordinaire pièce de joaillerie Chopard, apparemment montrée à personne], il était tentant de se faire plaisir dans les halles périphériques, voire même dans les allées où des revenants comme Vianney Halter dévoilaient aux copains des montres qui feront bientôt beaucoup de bruit : à quoi pourrait bien ressembler un tourbillon de marine capable de nous situer dans le temps aux confins de la galaxie ? Vianney Halter a trouvé une solution ! Au détour d'une vitrine, le double tourbillon antagoniste imaginé par Soprod pour Adriano Valente (notez le nom, nous en reparlerons !) méritait qu'on s'y arrête : là encore, il faut prévoir un gros buzz quand la fusée sera mise sur orbite. De même, on trouvait un passionnant concept de montre joaillière réversible chez Picard Cadet, marque genevoise plus authentique que beaucoup d'autres quoiqu'animée par des opérateurs de Dubai : par un jeu de pièces qui rappellent un peu le Rubik's Cube, on change la couleur du sertissage quand on ne transforme pas une montre de joaillerie en simple montre en or – une idée assez géniale pour changer de montre sans en changer. De même, chez Claude Meylan, une excellente idée : transformer le cadran en aiguille des heures (une découpe suffit pour indiquer cette aiguille), tandis que deux échancrures permettent de visionner en permanence les rouages du mouvement mécanique. Très simple, mais il fallait y penser...
 
 
 
▶ DÉCOUVERT
un jouet Lamborghini plus cher que la même voiture en vrai...
◉◉◉◉ Attention : plus de trois millions de dollars sur ce plateau ! On trouvait tout ça sur le remarquable stand de Jacob & Co, dans le Hall 1.1. Deux millions de dollars pour la montre Grand Baguette à cinq fuseaux horaires (mouvement quartz : image en haut de la page) : un travail de joaillerie comme on n'en avait encore jamais vu dans l'horlogerie. Et 280 000 dollars pour le modèle réduit Lamborghini serti de diamants. Pièce unique, bien sûr...
 
 
 
 
▶ NOTÉ
10 informations BW 13 à la volée, en vrac, en bref et en toute liberté...
 
 
◉◉◉◉ SMARTWATCH : si, selon toute vraisemblance, le marché des smartwatches (montres plus ou moins intelligentes et connectées) est appelé à exploser en 2013-2014 du fait des initiatives que pourraient prendre Apple et ses concurrents téléphoniques, chacun aura noté que personne n'en parlait dans les couleurs de Baselworld. Selon nos pointages, on ne trouvait dans les stands que cinq propositions de ces montres, dont la plus aboutie – côté style et concept – restait encore la collection I'm Watch (Italie) et la plus étonnante la proposition de Burg (Pays-Bas, Chine et monde) : l'étrange Hermen van der Burg (ci-dessous) propose tout simplement une montre-téléphone (on parle et on écoute la montre : découvrez cette amusante publicité italienne sur Business Montres Vision), ce qui est une solution moins compliquée que la liaison Bluetooth. La proposition la plus horlogère reste cependant celle de Watch-e, qui a tout simplement greffé une montre mécanique sur une astucieuse coque de iPhone Apple – laquelle montre peut à présent s'utiliser au poignet dans un container-bracelet spécialement dessiné pour la circonstance (ci-dessus). 99 % des journalistes horlogers considérant – la voix de son maître ? – qu'il n'existe absolument aucune menace pour l'industrie horlogère du côté des smartwatches et 99 % des marques suisses étant sur la même longueur d'ondes, il n'y a donc pas à s'inquiéter – sauf si on relit quelques journaux horlogers de la fin des années 1960 et du début des années 1970, quand la classe médiatique et la classe managériale considérait les montres à quartz avec le même dédain amusé qui rejette aujourd'hui les smartwatches du côté des purs gadgets électroniques. Au fait, Business Montres publiera ces jours-ci une interview assez décapante du vice-président de Casio à propos de ces montres connectées...
 
 
◉◉◉◉ SWATCH (1) : à propos de montres connectées, toujours rien en vue du côté de chez Swatch, à l'occasion des 30 ans de la marque (fêtés cette année dans le nouvel espace sud du Hall 1.0), mais une vraie révolution mécanique à prévoir avec le mouvement S51 (nous y revenons ci-dessus). En revanche, on cherchait en vain dans l'exposition Swatch de Baselworld la moindre trace de cette iSwatch virtuelle qui fait des apparitions furtives dans la e-boutique de la marque (Business Montres du 12 avril), mais qu'il est impossible de commander physiquement – aucune demande ne peut aboutir ! Serait-ce une façon d'affirmer une forme d'antériorité dans l'exploitation commerciale, avec les différents procès en perspective du côté de Ice-Watch, qui veut à son tour bloquer Swatch pour un iSwatch trop proche de son nom commercial ?
 
◉◉◉◉ SWATCH (2) : après cette édition de Baselworld 2013, chacun aura compris que Swatch n'a pas investi dans un stand en occupant de façon exclusive la halle sud du Hall 1.0. Autant dire que la marque a toutes les chances de ne pas revenir à Bâle l'année prochaine : on n'a pas tous les ans 30 ans et la stratégie de distribution ne privilégie pas le wholesale ! Ce qui libère de la place – plusieurs milliers de mètres carrés au sol, avec un ou deux étages possibles selon les configurations – pour d'autres marques qui auraient manqué le train des nouvelles halles. On pense évidemment à quelques maisons indépendantes [pourquoi pas Franck Muller, histoire de rire un peu !], mais aussi à de nouvelles dissidences du SIHH, où chacun sait que plusieurs marques n'ont pas (plus) vraiment leur place. Sous-visité cette année faute de produit d'appel un peu fort, le sud du Hall 1.0 (de l'autre côté de l'atrium) gagnerait évidemment à mobiliser quelques marques de prestige...
 
◉◉◉◉ HALL 4 : toujours autant d'inspiration dans les allées du Hall 4, où s'entassent les marques asiatiques rescapées de l'ancien Hall 6. On notera au passage que Baselworld a créé pour ces marques des modules neufs, les vitrines et les stands de l'ancien Hall 6 étant recyclés pour les marques qui exposaient dans le hall 2.0... Certains copieurs ont tellement abusé qu'ils ont dû renoncer à exposer – en vitrine uniquement ! (ci-dessous) – les modèles un peu trop décalquées de ceux des grandes marques qui tenaient salon dans les autres halles. Ce qui n'empêchait pas quelques exposants de présenter, dans les derniers jours, d'intéressantes copies inspirées de la Breguet Tradition (Innovate Enterprises, Hong Kong : ci-contre). Plus loin, des montres qui rendent hommage aux métiers d'art traditionnels et qui prouvent que la Chine a un immense réservoir créatif pour travailler dans le goût des montres émaillées suisses du XIXe siècle : la manufacture Sea-Gull, célèbre pour la qualité de ses mouvements mécaniques, a ainsi développé toute une offre qui fait revivre les cadrans à Bovet des années 1830-1850 – avec ou sans tourbillon, c'est superbe ! Autre avancée spectaculaire : la maîtrise des boîtiers en bronze par des maisons comme Ching Chi Ind. laisse rêveur : les fondeurs de Hong Kong savent faire tous les boîtiers, dans toutes les variétés de bronze possibles – ce qui enlève beaucoup d'exclusivité aux marques européennes qui auraient tendance à abuser de ce style. Une anecdote pour terminer : c'est quand même la première fois que des Chinois – dont c'est le réflexe favori – demandent à des Européens de ne pas photographier leurs vitrines !
 
 
◉◉◉◉ ROLEX : il faudra 150 semi-remorques pour évacuer les 11 000 mètres cubes du stand Rolex (41 m de long sur 30 m de large, à 9 m de hauteur), qui sera démonté en dix jours et stocké en Suisse alémanique, dans un endroit tenu secret [culture Rolex oblige]. Un exercice désormais familier, puisque ce stand a déjà été monté à blanc quelques semaines avant Baselworld, puis démonté et remonté dans le Hall 1.0. Ses 3 700 mètres carrés développés sur trois niveaux en faisaient le plus important stand du salon (loin devant les 2 500 mètres carrés du n° 2 dans cette course à l'armement, Festina, qui avait néanmoins l'avantage du décor intérieur, ambiance et mobilier futuriste années 1970 [on s'imaginait dans les premières images de 2001, L'Odyssée de l'espace, de Stanley Kubrick : il ne manquait plus que les valses de Strauss pour s'y croire] et des 31 jambons importés d'Espagne pour être taillés sur place...
 
◉◉◉◉ ROLEX (2) : il fallait avoir l'esprit mal tourné pour ironiser, devant le stand Rolex, à propos des grands panneaux en corian qui dessinaient des figures comparables à celles des lignes de sable quand la mer se retire. Ne pas en déduire que la marque est à marée basse ! Même si l'effet visuel des panneaux en plexiglas vert – illuminés de l'intérieur pour accentuer l'effet de vague – a été un peu gâché par les lumières violentes des écrans géants du stand Hublot, qui ont été priés de modérer leur luminosité et de changer de programme vidéo [ce qui fut fait]...
 
◉◉◉◉ ÉCRANS GÉANTS : c'était d'ailleurs cette pollution visuelle des uns par les autres qui était la plus gênante dans les allées du salon, les lumières de certaines marques se reflétant chez leurs voisins d'en face. En descendant les escalators le long du stand Hublot, on ne voyait que le logo H  de la marque apparaître dans les vitrages du stand Zenith et du stand Patek Philippe (ci-contre). Un phénomène désormais très fréquent à Baselworld, d'où une gêne lumineuse persistante, qui contraste avec la pénombre étonnante des années latérales. Ailleurs, on subissait des images géantes qui n'avaient souvent que peu de rapport avec les montres. Mention pour les deux meilleurs écrans : celui du stand Chanel (à l'intérieur) et l'écran circulaire du stand Festina, qui déroulait ses LED sur plusieurs dizaines de mètres, avec la possibilité pour les visiteurs d'y incruster régulièrement leurs propres messages personnels. Mention, enfin, pour la 3D sans lunette spéciale proposée par Dassault Systèmes sur le stand 4N au Palace : dès qu'on est habitué, c'est spectaculaire...
 
◉◉◉◉ VITRINES INTERACTIVES : même constat pour les vitrines interactives, de plus à la mode dans les allées de Baselworld. Trop d'animation tue l'objet présenté dans la vitrine ! Une des plus étonnantes séries de présentations interactives de Baselworld était à découvrir sur le stand Charriol, avec des animations qui passaient d'une vitrine à l'autre et une intégration des montres présentées dans les images virtuelles ainsi générées – sauf qu'on s'y perdait un peu et que la montre finissait par s'effacer devant son image. Bon point, en revanche, pour la saisissante présentatrice virtuelle qui accueillait les visiteurs à l'entrée du stand : on avait vraiment envie de lui répondre !
 
◉◉◉◉ HUBLOT : une demi-heure d'attente en moyenne pour la Watch Capsule de Hublot, qui faisait sa première apparition devant l'espace Hublot, dont c'était pratiquement la seule animation repérable. Aucun rapport entre les premières séances et les dernières : pendant tout le salon, le film a été revu et corrigé, de même que la présentation de la montre au milieu des images virtuelles en 3D.
 
◉◉◉◉ TAG HEUER : si vous vouliez voir à quoi ressemblera la future fabrique de chronographes de TAG Heuer à Chenevez, dans le Jura, il suffisait de vous rendre dans le Hall 4.U de Baselworld (l'ancien sous-sol de l'espace Bvlgari). Toutes les machines automatisées de nouvelle génération des chaînes de production en cours d'installation y étaient présentées, parfois même déjà avec les écrans de contrôle TAG Heuer (ci-dessous). C'est impressionnant : les directeurs de production de la concurrence ont apprécié...
 
 
 
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