| EDITORIAL - SOS BOULANGERIE | L’horlogerie suisse est partie pour battre un nouveau record en 2005
Le feu d’artifice est magnifique. L’horlogerie suisse est partie pour battre un nouveau record en 2005, avec plus de 12 milliards de francs suisses d’exportations (8 milliards d’euros) Soit une croissance à deux chiffres – le « two digits » cher aux groupes de luxe – par rapport à 2004. Il y a dix ans, on parlait déjà de « bulle horlogère » : les 6,6 milliards de francs suisses d’exportations horlogères (4,4 milliards d’euros) avaient été considérées comme un pic insurpassable…
Comment ne pas applaudir à cette performance de la branche ? Mais comment ne pas s’inquiéter de la diminution constante du nombre des pièces exportées ? On connaîtra malheureusement cette année une décroissance à deux chiffres du nombre des montres suisses vendues dans le monde : on tombera sans doute sous les 24 millions de pièces, voire 23 millions, contre 25 millions en 2004. Ce phénomène est sensible depuis plusieurs années. En 1995, pour garder la même référence, l’horlogerie suisse vendait annuellement 36 millions de montres. Soit près de 35 % de perte de parts de marché en dix ans. Faut-il toujours applaudir ?
A chacun d’interpréter ces résultats. D’un côté, une santé financière florissante, avec un prix moyen passé en dix ans de 70 euros à 310 euros. On vend moins, mais plus cher. Comment ne pas être euphorique quand les ventes progressent de près de 20 % aux Etats-Unis, de 15 % au Japon, de 12 % en Allemagne (c’est reparti !), de 10 % en Italie et même de 5 % en France ? Des performances largement inférieures aux résultats réels de certains (le Swatch Group est bien au-delà de ces chiffres)…
Parfait. Mais, d’un autre côté, moins de montres vendues signifie moins de consommateurs sensibilisés à la bienfacture suisse. La planète n’étant pas exclusivement peuplée de néo-milliardaires, la Suisse perd des clients, justement sur les marchés les plus porteurs d’avenir ! Elle a perdu la main pour équiper une génération à la recherche de montres de qualité accessibles (à l’exportation, 15 % de baisse des montres suisses en acier). D’un excellent niveau, cette production standard a toujours fait la réputation internationale de l’horlogerie helvétique, dont elle était le socle et le fer de lance. En une décennie, cette industrie aura ainsi abandonné un tiers de son gâteau à ses concurrents asiatiques. Qui peut croire que ces nouveaux rivaux aux dents longues s’en tiendront là ? L’enfer économique est pavé de bonnes illusions…
François Thiébaud (Tissot) rappelait récemment qu’il faut faire cuire du pain toute la semaine pour pouvoir manger du gâteau le dimanche. Recherche boulangers, désespérément !
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| Et aussi | 
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| Index des noms cités | 
| | Antiquorum p. 2, 3
Jean-Christophe Babin p. 7
Balmain p. 4-5
Olivier Bernheim p. 7
Jean-Claude Biver p. 7
Blancpain p. 4-5
Breguet p. 3, 4-5, 6
Breitling p. 6
Bvlgari p. 6
Cartier p. 7
Casio p. 8
Citizen p. 8
Christiaan van der Claauw p. 2
CK Watches p. 4-5
Ebel p. 2
Festina p. 4-5
Fossil p. 4-5
Franck Muller p. 2
Nick Hayek p. 1, 3, 4-5
Nicolas G. Hayek p. 4-5, 6, 7
Hublot p. 1, 7
IWC p. 1, 8
Jacob & Co p. 1, 2
Jaeger-LeCoultre p. 7
Jaquet Droz p. 4-5
François-Paul Journe p. 7
Jérôme Lambert p. 7
Longines p. 3
Minerva p. 3
Montblanc p. 2
Thierry Nataf p. 7
Nomos p. 7
Omega p. 1, 3, 4-5, 6, 7, 8
Patek Philippe p. 3
Norbert P¨latt p. 7
Claude-Daniel Proellochs p. 7
Raymond Weil p. 7
Richemont p. 7
Samsung p. 8
Roland Schwertner p. 7
Seiko p. 3, 8
Swatch p. 3, 8
Swatch Group p. 1, 3, 4-5
TAG Heuer p. 3, 7
Timex p. 4-5
Tissot p. 1, 4-5
Juan-Carlos Torres p. 7
Stephen Urquhart p. 7
Ulysse Nardin p. 3
Vacheron Constantin p. 7
Zenith p. 2, 7
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