| EDITORIAL - ASYMÉTRIE | Pourquoi les Français en ont assez de financer la formation des horlogers employés par les manufactures suisses...
Un bon horloger est aujourd’hui un horloger bien formé : 10 % des 44 444 personnes employées par l’industrie ont une formation supérieure. 40 % ont un diplôme professionnel de type CFC.
Cette tendance à l’amélioration du niveau de formation devrait se poursuivre dans les années à venir.
Du fait des départs à la retraite et de l’augmentation de la production, les besoins de nouveaux horlogers se situent, dans les différents ateliers, aux alentours de 2 000 à 2 500 personnes par an.
Les filières classiques de formation ne fournissent en Suisse qu’un peu plus de 10 % de cet effectif. Les besoins de formation sont donc criants, ce qui oblige les entreprises suisses à pré-embaucher des élèves dans toutes les régions horlogères limitrophes, essentiellement en France.
Cette « razzia » des jeunes talents pénalise les fournisseurs français – ainsi privés d’une main-d’œuvre de proximité – et les marques hexagonales, bridées dans leurs stratégies de développement.
Au point de faire réagir les pouvoirs publics, qui trouvent de plus en plus asymétriques les relations horlogères entre une France qui finance sur fonds publics la formation des jeunes horlogers et une Suisse dont les entreprises profitent directement et presque sans contrepartie des budgets alloués par la France à cet apprentissage !
Cette dissymétrie est d’autant moins supportable que, dans le même élan, la Suisse met en œuvre, à travers le nouveau Swiss Made (voir page 7), un nouveau protectionnisme géographique, qui semble exclure de ce label remanié les entreprises françaises de l’Arc jurassien.
Les jeunes horlogers français seraient ainsi suffisamment qualifiés pour franchir la frontière et travailler pour les maisons suisses.
En revanche, les entreprises françaises qui auraient dû employer ces jeunes ne seraient pas dignes du nouveau Swiss Made, et leur production serait donc interdite de séjour en Suisse.
Il y a là de quoi rallumer des guerres frontalières qu’on espérait définitivement enterrées…
C’est doublement mal vu.
D’une part, l’industrie suisse a besoin des capacités industrielles de la Franche-Comté, sans lesquelles la pénurie de composants serait encore plus sévère : si nouveau Swiss Made il y a un jour, il lui faudra être européen et non plus helvéto-suisse.
D’autre part, le recours trop facile à la ressource des écoles françaises incline la Suisse à ne pas faire les efforts de formation nécessaires, tout en dissuadant les autorités françaises d’investir dans de nouvelles classes horlogères.
On sent les autorités françaises prêtes à imposer de lourdes « indemnités compensatrices » aux entreprises non communautaires qui embaucheraient des apprentis français sans avoir investi elles-mêmes dans cet apprentissage horloger…
En parlant d’investissements, n’appartient-il pas aux marques de veiller au renouvellement et à l’enrichissement du tissu pédagogique qui leur fournit cadres et main-d’œuvre ?
Même les marques qui pratiquent la formation en alternance ou qui parrainent des classes d’horlogerie le font encore timidement.
A l’exception notable de Rolex, qui admet à l’avance, avec générosité, qu’un certain nombre des élèves de ses propres écoles iront travailler chez les concurrents !
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| | Actualités |  SWISS MADE : POUR QUI SONNE LE GLAS ? | | Effets pervers et vices cachés des normes proposées par la FH | Mal ficelé juridiquement vis-à-vis de l’Union européenne, le dossier du nouveau Swiss Made n’empêchera pas les tricheries, mais il pénalisera les marques de moyenne gamme.
C’est peut-être son vrai objectif…
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| Stratégies |  ALAIN SILBERSTEIN, VINGT ANS APRÈS… | | Triangle rouge, carré bleu et rond jaune ont marqué les esprits ! |
Alain Silberstein incarne depuis deux décennies l’esprit créatif de l’horlogerie française, dans un hommage non-conformiste au design européen et aux beaux-arts du monde entier.
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| Révélation |  EXCLUSIF : CERTIFIÉ CHRONOMÈTRE À LA FRANÇAISE | | La France se prépare à lancer un nouveau label chronométrique |
La guerre de la précision est relancée par la France : le certificat de chronométrie délivré par l’Observatoire de Besançon va directement concurrencer les références suisse (COSC) et allemande (Glashütte)…
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| Confidentiel |  ARTCURIAL CIBLE ANTIQUORUM | | Me François Tajan rêve d’un rôle international dans les enchères horlogères |
Numéro deux français des enchères, Artcurial s’attaque au marché mondial des montres de collection : ventes thématiques, gros catalogues et expositions tournantes pour une nouvelle génération d’amateurs internationaux.
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| Et aussi |  MAIS ENCORE... | |
> TECHNOMARINE > DUO (p. 5)
> FROJO > CHRONO (p. 2)
> THE HOUR GLASS > TURBO (p. 8)
> VACHERON CONSTANTIN > ÉCOLO (p. 2)
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| Index des noms cités |  CITATIONS | | Alain Silberstein p. 1, 3, 8
Antoine Preziuso p. 8
Artcurial p. 1, 4
Audemars Piguet p. 6, 8
Balmain p. 7
Baume & Mercier p. 6
Bell & Ross p. 6
Blancpain p. 3
Blue Nile p. 2
Bulgari p. 2
Cartier p. 2, 6
Chopard p. 6
Christie’s p. 4
CK p. 7
Daniel Roth p. 6
De Bethune p. 8
Dubois Dépraz p. 2
Ebel p. 6
ETA p. 3
Festina p. 7
Franck Muller p. 7
François-Paul Journe p. 6
Frojo p. 1, 2
Gérald Genta p. 2, 6
Greubel-Forsey p. 8
Harry Winston p. 6
H. Moser & Cie p. 8
Hublot p. 6, 8
Jacob & Co p. 8
Jaeger-LeCoultre p. 6, 8
Lémania p. 3
Longines p. 7
Louis Vuitton p. 6
MB & F p. 8
LVMH p. 3
Mondaine p. 7
Nicolas Hayek p. 6
Omega p. 2, 6, 7
Richard Mille p. 8
Richemont p. 7
Roger Dubuis p. 4
Rolex p. 1, 2, 7
Soprod p. 3
Sotheby’s p. 4
Swatch Group p. 7
TAG Heuer p. 6, 7, 8
Technomarine p. 1, 4, 7
The Hour Glass p. 8
Tiffany p. 2
Timex p. 2
Tissot p. 7
Titoni p. 7
Vacheron Constantin p. 6
Versace p. 2, 6
Zenith p. 2, 6
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