| EDITORIAL - SOVIET | Rachat des Echos par LVMH : avantages acquis et indépendance professionnelle
S’il y a une polémique agaçante, c’est bien celle qui oppose la rédaction des Echos à Bernard Arnault (LVMH) pour le rachat du quotidien économique français.
Il est assez étonnant – inquiétant ? – de voir des journalistes économiques, supposés défendre les valeurs de la libre entreprise, se comporter en soviet intolérant.
On ne me soupçonnera pas d’être « vendu » à Bernard Arnault. J’ai prouvé mon indépendance professionnelle, valeur au nom de laquelle les journalistes des Echos contestent ce rachat.
Nous sommes dans une économie libre. Propriétaire des Echos, le groupe anglais Pearson est libre de vendre à qui il veut, et notamment à Bernard Arnault.
Au nom de quoi des journalistes – non actionnaires et non investisseurs – entraveraient-ils à cette vente ?
On me dit qu’il s’agit de protéger « l’indépendance rédactionnelle » des Echos.
De qui se moque-t-on ?
Le groupe LVMH est déjà un des gros annonceurs non financiers des Echos. Ces journalistes ne doivent leurs salaires et leurs avantages sociaux qu’à la perfusion publicitaire qui assure la survie du titre.
On prend vraiment les lecteurs pour des crétins.
D’un côté, on « vend » les qualités de ce lectorat haut de gamme aux marques de luxe (mais on ne veut pas vendre le titre à LVMH).
De l’autre, on estime ces lecteurs incapables de différencier une information libre de ce qui serait une intox permanente pro-LVMH, sous la schlague du diabolique Arnault.
Le beurre et l’argent du beurre, plus la propriété de la vache et du pâturage, mais sans payer le fermier : il ne faut pas rêver !
Je suis troublé de voir des journalistes s’auto-proclamer grandes consciences indépendantes, alors qu’ils sont déjà largement subventionnés par le méchant capitaliste qu’ils dénoncent.
Ayant personnellement collaboré aux Echos, je peux témoigner de cette hyper-dépendance publicitaire (info publiée sur businessmontres.com, le 25 juillet dernier).
D’autant qu’il existe, pour ce même soviet de journalistes, une superbe « clause de conscience », qui leur permet de partir avec de grosses indemnités à tout changement de propriétaire.
Au lieu de faire monter les enchères pour bétonner leurs rentes de situation personnelles, ces journalistes si soucieux de déontologie devraient créer, avec ces indemnités, un média d’informations économiques libre de toute influence.
J’ai une sensibilité économique plutôt libertarienne.
Conscient qu’il n’était quasiment plus possible de publier en France des articles horlogers indépendants, c’est au nom de cette déontologie que j’avais lancé Business Montres & Joaillerie, en refusant par avance tout « soutien » publicitaire.
Au lieu de nous prêcher une hypocrite morale, les néo-bolcheviks des Echos devraient mettre leurs avantages acquis au bout de leur vertueuse posture !
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| | Stratégies |  LES CHINOIS S’OFFRENT UN BASTION MANUFACTURIER EN SUISSE | | Les manufactures du groupe STM (Soprod, Indtec) passe sous pavillon hongkongais | Alors que le Swatch Group rapatrie en Suisse ses capacités asiatiques, les investisseurs de Hong Kong suivent le mouvement et s’emparent d’une position stratégique dans les manufactures helvétiques. Une avancée lourde de conséquences dans la bataille pour l'hégémonie mondiale.
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| Actualités |  LES PARASITES ATTAQUENT | | Les grignoteurs de territoires sapent la légitimité et le positionnement des grandes marques |
Le harcèlement marketing des petites marques opportunistes débouche aujourd’hui sur la création de montres « sauvages », directement issues de la demande des marchés. Tendance éphémère ou mutation marketing ?
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| Exclusif |  ROGER DUBUIS : PLUS PAR MOINS ? | | Les vrais gagnants et les faux perdants d’un vrai-faux rachat |
Le reprise par Richemont du plateau technique de Roger Dubuis rebat les cartes du grand kriegspiel horloger : Richemont devient la première hyper-manufacture suisse de mouvements haut de gamme.
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| Marketing |  10 HS 10 RÉINVENTE LE PORTAIL HORLOGER | | Une méga-base de 200 000 amateurs de belles montres : les animateurs de 10hs10.com prêchent la CRM aux horlogers |
A l’âge du marketing one to one, trop de maisons horlogères ignorent encore la gestion de la relation client (le consommateur final). Les experts suisses de la CRM (TouchMind) créent un portail horloger nouvelle génération.
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| Tendance |  DIAMANTS EN LIGNE POUR BOUCHERON | | Révolution place Vendôme : Boucheron se lance dans le e-commerce de haute joaillerie |
La place Vendôme s’offre un frisson high-tech : les parures qu’on réservait hier aux maharadjahs se vendront désormais sur Internet. Une vraie expérience en ligne, conçue et osée par Boucheron…
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| Index des noms cités |  CITATIONS | | Adamence p. 2
A. Lange & Söhne p. 7
Bernard Arnault p. 1
Audemars Piguet p. 7
Badollet p. 2
Bell & Ross p. 4
Jean-Claude Biver p. 2
Blancpain p. 6, 7
Boucheron p. 2
Breguet p. 6, 7
Breitling p. 6
Bucherer p. 6
Bulgari p. 2
Cabestan p. 2
Calcio Swiss p. 3
Cartier p. 2, 7
Gérald Charles p. 2
Chopard p. 7
Chung Nam Watch p. 3
Citizen p. 3
Concord p. 2
De Bethune p. 6
Decima MAS p. 4-5
Delta p. 6
Ennebi p. 4-5
Festina p. 6
Fiorucci p. 6
Franck Muller p. 2, 3, 7
Gérald Genta p. 2
Girard-Perregaux p. 7
Glashütte Original p. 6, 7
Hermès p. 2
Hublot p. 2, 4-5
Jaeger-LeCoultre p. 2, 5, 7
Jaquet Droz p. 7
IWC p. 6, 7
LVMH p. 1
Longines p. 4-5
MAT p. 4
Milus p. 6
Ocean 7 p. 6
Omega p. 4-5, 6
Panerai p. 4-5, 7
Parmigiani p. 2
Patek Philippe p. 2, 7
Peace Mark p. 3
Perrelet p. 6
Piaget p. 6, 7
Reactor p. 2
Renaud Papi p. 7
Richemont p. 1, 4-5, 7
Roamer p. 3
Roger Dubuis p. 1, 7
Rolex p. 4-5, 6, 7
Seiko p. 3
SFT p. 3, 6
Soprod p. 3, 6
Swatch Group p. 1
TAG Heuer p. 3, 4-5
TechnoTime p. 3
THA p. 6
Vacheron Constantin p. 7
Van Cleef & Arpels p. 2, 7
Yema p. 6
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