La lettre internationale des marchés horlogers
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Au sommaire du N°63 - 12 novembre 2007

SALONS & ENCHERES


 
EDITORIAL - Ethique
L’architecture de ce numéro a été un peu perturbée par la publication en français de la réponse d’Osvaldo Patrizzi au Wall Street Journal.


L’architecture de ce numéro a été un peu perturbée par la publication en français de la réponse d’Osvaldo Patrizzi au Wall Street Journal.

La publication de cette réponse intégrale me semble justifiée par l’importance de l’enjeu : du fait de la versatilité de l’opinion, tout soupçon sur la sincérité de nos ventes aux enchères peut virer au tsunami dévastateur pour l’image de nos marques. C’est toute l’actuelle hiérarchie horlogère – ce subtil mélange de valeur commerciale et de légitimité patrimoniale – qui est menacée.

Osvaldo Patrizzi confirme deux révélations du dernier Business Montres : le désaveu infligé par Artist House au nouveau président d’Antiquorum – celui qui avait « putsché » Patrizzi – et la plainte déposée contre Artist House par Habsburg Holdings, actionnaire minoritaire qui s’estime lésé par la révocation de Patrizzi.

Révélations qui m’ont valu un courrier des avocats d’Antiquorum. La liberté d’informer s’assortissant du droit de répondre, j’ai publié ce démenti sur mon site, avant que l’actualité ne vienne démentir les menteurs !

Ce qui m‘étonne, en revanche, c’est l’isolement de Business Montres pour suivre cette « affaire Antiquorum ». A l’exception notable d’un Gabriel Tortella (pourtant notoirement brouillé avec Patrizzi) dans La Tribune de Genève, je n’ai pas noté beaucoup de soutiens dans la presse francophone, qu’elle soit ou non spécialisée. Quelques confrères m’ont appelé. Pas un n’a publié le moindre écho.

Hier, Patrizzi était un des grands connétables de notre royaume : le cirage ne manquait pas sur ses bottes. Aujourd’hui, plus personne ne semble le connaître. A croire que les accusations lancées contre lui ont été prises au sérieux et qu’il n’était donc qu’un fourgue infréquentable, un impudent tricheur, un mafieux maladroitement pris la main dans le sac !

Pourtant, que de marques doivent à ses catalogues et à son entregent commercial une notoriété internationale qu’elles valorisent à présent au prix fort. Certes, ce pilier de notre industrie horlogère n’est plus momentanément en situation d’acheter des pages de publicité. Ses ventes stratégiquement planifiées ne viennent plus soutenir les réputations chancelantes et les trésoreries défaillantes. Etait-ce une raison pour le laisser tomber ?

Si des « questions éthiques » se posent (c’était l’argument du Wall Street Journal), elles sont à chercher du côté de cette absence de solidarité, sinon de compassion. Comme toujours, l’omerta horlogère empoisonne l’atmosphère des calomnies qu’elle autorise.

Business Montres a toujours lutté contre cette omerta. Le combat continue, même s’il vous faut une loupe (désolé pour les petits caractères !) pour apprécier la réponse en dix points de ce nouveau « pestiféré »...


Grégory Pons
gregpons@aol.com
Exclusif

MAX BUSSER : LE RETOUR DU JEDI
Entre Meccano et haute horlogerie, le nouveau jouet de MB & F : Horological Machine n° 2

Le Petit Prince de la nouvelle vague horlogère revient avec une Horological Machine n° 2 sans doute plus commerciale que HM 1, mais tout aussi radicale dans ses choix et dérangeante dans ses parti-pris…

Actualités

JANVIER OU AVRIL : LE CHOIX DU MOIS
Quelle est la meilleure date pour les futurs salons horlogers ?


Le choix du mois de janvier pour le SIHH 2009 n’est pas forcément un hasard : tout le monde est aujourd’hui conscient des problèmes posés par les salons de printemps, qu’il s’agisse de la date ou du concept.


Stratégies

FAUT-IL SE FIER AUX MONTRES DE L’ANNÉE ?
Une pluie des récompenses s’abat sur le monde horloger : pour le meilleur ou pour le pire ?

Chacun veut décerner son label aux « montres de l’année » : une distribution des prix où les amateurs ne trouvent plus vraiment leur compte. Les règles à respecter pour que ces prix conservent toute leur valeur…

Polémique

ANTIQUORUM : RÉPONSE AU WALL STREET JOURNAL
La réponse intégrale d’Osvaldo Patrizzi à ses détracteurs


Très partiellement publiée par le quotidien américain, qui avait pourtant mis l’affaire en première page, dix arguments qui remettent les pendules à l’heure et qui confirment les révélations de Business Montres.


Index des noms cités

On parle de...
Antiquorum p. 5-6
Audemars Piguet p. 2
Belle & Ross p. 7
Brémont p. 2
Cabestan p. 3
Cartier p. 5-6
De Bethune p. 3
DeLaCour p. 8
Festina p. 8
François-Paul Journe p. 7
Greubel Forsey p. 3
Hautlence p. 3
Hublot p. 2
Jacob & Co p. 2
Links of London p. 2
Locman p. 8
Longines p. 2
Lotus p. 8
Marvin p. 8
MAT p. 7
MB&F p. 1, 3
Montblanc p. 2
Nina Ricci p. 8
Omega p. 5-6
Osvaldo Patrizzi p. 1, 5-6
Patek Philippe p. 2, 5-6
Richard Mille p. 3
Richemont p. 7
Rudis Sylva p. 3
Swatch Group p. 2, 5-6
TAG Heuer p. 7
TCM p. 8
Urwerk p. 3
Vacheron Constantin p. 5-6
Valfleurier p. 2
Vianney Halter p. 3
Worldtempus p. 2
Zenith p. 7

Et aussi

Comme toujours...
Révélations, enquêtes, reportages, analyses et mises en perspective de l'actualité horlogère...

Business Montres & Joaillerie, la lettre internationale des marchés horlogers.
4, rue René-Jacques 92130 Issy-les-Moulineaux France. Tél : +33 611 936 369.
Direction de la publication et responsable de la rédaction : Grégory Pons